Archive for the 'Littérature' Category

02
Mar
10

BHL m’a « plagier »

Je viens de noter qu’il y a une deuxième affaire BHL suite à la sortie de ses deux bouquins. il y eut l’affaire Botul sur laquelle je ne reviendrai pas. D’autre part, dans son pavé de 1300 pages, il y a une partie intitulée Le Génie du Judaïsme, titre repris d’un livre d’un type mort il n’y a pas longtemps. RIP Zardi. Je ne le ferai, pas le temps, pas l’envie, mais s’il y en a qui pouvait comparer le contenu des deux, cela serait intéressant.

C’est petit, c’est de mauvaise foi, c’est pas bien, c’est la meute qui se déchaîne…et tout…mais utiliser les mêmes armes que les cuistres est un devoir dans un monde dominé par les mêmes.

Cherea

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22
Fév
10

Vite, cachez ce faf que je ne saurai voir

Je ne savais même pas que ça existait encore. Je crois ne jamais en avoir vu…un fasciste, un nazillon, un vrai, je pensais que c’était un remugle des heures les plus sombres de notre histoire tu sais un truc qui sent le moisi, je pensais que ce n’était qu’un putain d’épouvantail pour s’attirer les voix des crédules, pour faire causer BHL dans la boîte à images…un truc à peu près aussi vivant que les sorcières…

En parcourant le site communautaire Libération.fr, je suis tombé sur cet article. Je te fais le résumé, dans les grandes largeurs:

  • Les éditions Baleine, maison spécialisée dans le polar, sohaite rééditer un « roman raciste » de François Brigneau.
  • François Brigneau est un méchant… un vrai. Il a 92 ans et il a fait toute sa carrière de journaliste pour l’extrêeeeeeeme droite en pondant des articles pour Minute et toutes les feuilles de chou de cette chapelle.
  • Il a également écrit des romans, dont l’un Paul Monopaul conte les aventures d’un type dans le Paris d’après-guerre, apparemment le protagoniste est raciste puisqu’il parle de « crouias » et de « bicots ».
  • Des auteurs de la maison d’éditions Baleine font pression sur le directeur pour qu’il n’édite pas ce livre au nom d’une, je dirai, ligne politique qui prône la chasse aux fafs.
  • Le directeur ne veut pas en entendre parler et met en avant la qualité du texte, son humour, sa gouaille…
  • Inadmissible pour l’ensemble des auteurs des éditions Baleine.
  • Libération emboîte le pas des auteurs et appelle à la censure non pas en mettant en avant l’auteur et son passé nauséabond mais plutôt en jugeant le texte mauvais, donc indigne d’être publié.

Cette affaire m’interpelle sur plusieurs points:

  • Les éditions Baleine sont une entreprise privée, au nom de quoi des types lui dicteraient sa ligne de conduite…un peu comme le Quick de Roubaix.
  • Cette chasse aux fafs d’opérette a quelque chose de folklorique, c’est un peu comme la chasse aux dahus.
  • S’en prendre à un type de 92 ans, c’est vraiment pas glorieux.
  • Censurer l’oeuvre un type à cause de ses idées politiques privées, ça ressemble gravement à l’URSS.
  • Que Libération demande la non-publication de ce petit livre, suite à la qualité littéraire de l’oeuvre, a quelque chose de cocasse pour ce journal qui loue le travail de Angot, BHL…et autres salopes littéraires…
  • Comment le journaliste peut-il dire que le roman est mauvais, sachant que l’édition est épuisée, et que la réédition n’est pas encore achevée? Peut-être un ami lui a-t-il prêté un exemplaire…cela signifie-t-il que cet ami serait raciste?
  • Si on censure ce livre à cause de son contenu raciste, je propose également la mise au pilon de la moitié des bouquins de James Ellroy

Décidément, nos progressistes, pas en retard ‘un combat d’arrière garde…

Cherea

15
Fév
10

Underworld U.S.A.

J’ai commencé la lecture de Underworld USA, il y a quelques jours. J’hésite à lire les 840 pages d’une traite ou bien à économiser un peu la lecture, un peu comme on boirait un grand cru. Je pense que je vais opter pour la première option. D’expérience, je sais que les bouquins d’Ellroy sont tout à fait adaptés à une lecture en apnée. Tout est serré dans ce livre, il est dans la parfaite lignée des volumes précédents de la  Trilogie. Une succession d’événements, des noms, des faits.

La première scène est tout simplement hallucinante, la description d’un braquage à 360º qui laisse sept types sur le carreau…

Ensuite, une mise en garde, l’annonce d’un projet d’un narrateur complètement omniscient. J’en tire quelques phrases.

« L’Amérique:

le nez au carreau, j’ai espionné notre Histoire pendant quatre ans. Ce fut une longue enquête itinérante et une extorsion à coups de pied dans la porte. J’avais le droit de voler et la bride sur le coup.

J’ai suivi des gens. J’ai posé des micros et mis des téléphones sur écoute et j’ai suivi les grands événements par ellipses……

Vous me lirez avec une certaine réticence et vous finirez par capituler. Les pages qui suivent vous contraindront à succomber. Je vais tout vous raconter. »

Underworld, USA. Page 20

« – Oui, Monsieur. Il se peut que nous ayons besoin d’infiltrer une taupe, et elle connaît tous les gauchistes sournois en captivité.

– Tous les gauchistes devraient être en captivité.

– Oui, Monsieur.

– Faites escale à Las Vegas aussi. Évaluez la santé mentale de Wayne Tedrow Junior.

– Oui, Monsieur.

– Les Mau-Mau étaient une secte de cannibales africains sans aucun grief valable. Ils sodomisaient des babouins et mangeaient leur propre progéniture.

– Oui, Monsieur. Je le savais.

– L’étendue des vos connaissances ne me surprend pas. Je suis ravi d’avoir à ma solde un voyou qui sort d’une grande université. »

Underworld, USA. Page 51.

Ça sent vraiment bon, coups fourrés, fêlés d’extrême droite proches du KKK, JED chauffé à blanc motivé par la haine, Howard Hughes en Dracula dingue shooté à la dope de première qualité, gaucho de base, Mafia tapie dans l’ombre, Nixon qui se vend au plus offrant…

Une bombe atomique.

Je vous tiendrais au courant au fil de la lecture.

Cherea.

08
Fév
10

Questionnaire

Un questionnaire que j’ai piqué chez Baroque et Fatigué qui tire sa révérence et à qui je souhaite bonne continuation…

1) Quel(s) souvenir(s) avez-vous de votre apprentissage de la lecture ?

Assez facile puis douloureux…une certaine aisance pour lire, plus difficile pour écrire. Un nouvel apprentissage de la lecture vers 8-9 ans pour corriger une orthographe défaillante.

2) Vos lectures préférées lorsque vous étiez enfant ?

Dumas et les magazines d’information.

3) Aimez-vous la lecture à haute voix ?

Indispensable pour la poésie, que je n’aime pas trop, exceptée celle du XIXème siècle en France et quelques poètes anglais.

4) Votre conte préféré ?

Je n’ai jamais trop aimé les histoires qui commençaient par il était une fois… en réfléchissant bien je devrais en trouver, mais spontanément, rien ne me vient à l’esprit.

5) La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ?

No country for Old Men, L’armée des ombres, le père nöel est une ordure, La route, Jules César…

6) Apprenez-vous par coeur certains poèmes, répliques de théâtre, passages de roman ?

Oui. Racine, Baudelaire, De Nerval. Et Shakespeare…

7) Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ?

Celui qui est dans ma poche.

8 ) Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ?

Underworld USA, James Ellroy, La semaine sainte de Aragon, Le XIXème siècle à travers les âges de P. Muray

9) Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ?

De Nerval, Shakespeare.

10) Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ?

Mort à crédit, Céline, je crois l’avoir lu en une nuit de feu quelque part sur dans une auberge sur une plage brésilienne.

Du côté de chez Swann, j’ai essayé une bonne dizaine de fois de m’y mettre, je n’arrive pas à passer les cent premières pages…

11) Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ?

Oui. Avantageuses en termes de finances et de transport, essentiellement.

12) Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traîne(nt) toujours ?

Une intégrale de Shakespeare, le Lagarde et Michard consacré au XIXème siècle, le voyage et Mort à crédit de Céline.

13) Quel est votre rapport physique à la lecture ? Debout ? Assis ? Couché ?

Assis (chez moi). Debout (dans le métro, dans la rue).

14) Vos lectures sont-elles commentées crayon en main ?

Quelques-unes oui, l’état d’esprit du moment, du fluo pour les citations qui m’ont ébloui sur le moment.

15) Offrez-vous des livres ?

Oui. Avec des dédicaces soignées, et tout.

16) La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’offrit ?

« Pris dans la tempête de l’histoire, de ses paradoxes et problèmatiques, l’homme de bien est contraint à des choix dont le temps seul révèle la pertinence. C’est par un hommage à ce courage que je te souhaite mes meilleurs voeux! À mon frère de lait, affectueusement » sur la couverture de la Semaine sainte de Aragon.

18 ) Quels sont les auteurs dont vous avez lu les oeuvres intégrales ?

Aucun auteur dont j’ai tout lu…je ne pense pas que ce soit même souhaitable…en revanche des auteurs dont j’ai lu nombre d’oeuvres James Ellroy, Borges, Voltaire, Roth.

19) Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?

Mort à crédit, la conjuration des imbéciles, Portnoy et son complexe

20) Un livre qui vous a particulièrement ému ?

L’empereur du Portugal de Salma Lagerloff, bahia de tous les saints Amado, êtres sans destin Kertesz, Colonel Chabert Balzac m’a tiré des larmes à mes quatorze ans…toutes des salopes…dur pour un coeur pur de quatorze ans.

21) Le Livre qui vous a terrifié ?

Aucun spontanément, je ne lis pas de trucs de science-fiction ou d’épouvante, peut-être quelques Stephen King vers dix-douze ans.

22) Le livre qui vous a fait pleurer ?

Voir 20).

23) L’avertissement / l’introduction qui vous a le plus marqué ?

Probablement les incipit des nouvelles de Borges.

24) Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ?

Voyage au bout de la nuit, désolé pour le manque d’originalité…

25) Décrivez votre bibliothèque.

Des étagères pleines à craquer, un classement selon les auteurs français, américaines et étrangers puis des sections théâtre, poésie… Des tas de bouquins partout qui traînent alors que ma compagne me fait la guerre pour les ranger, ce à quoi je me plie sans combattre.

26) Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ?

Les manuels qui m’ont servi pour mes études. Le reste reste.

27) L’endroit le plus insolite où vous lisez ?

Au zinc du troquet où je prends mon café lors de mes pauses.

28 ) Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ?

Quelques relectures Céline et Borges bien sûr…et quelques oeuvres très France charnelle comme Chardonne, Maurras que je ne connais pas…et probablement approfondir ma connaissance très superficielle de Bernanos.

29) Votre livre d’art préféré ?

Des éditions originale de Enrico Baj ou de Chu-teh-chun…très apaisant surtout ceux de Chu-teh-Chun accompagnés de textes de François Cheng, malheureusement encore au-delà de mes possibilités…mais j’aime bien les feuilleter.

30) La bibliothèque idéale ?

Dans un prochain article…

31) L’incipit qui vous a le plus marqué ?

Celui de la Bibliothèque de Babel de Borgès.

32 ) La clausule qui vous a le plus marqué ?

Amen.

26
Jan
10

Dernières lectures et cinéma.

Peu de temps en ce moment…mon boulot, ma chérie, le sport, les sorties, les lectures, bref la vie…

Je lis le soir, en attendant que ma chérie prépare le repas et avant de dormir jusqu’à ce que mes paupières se ferment. Lire jusqu’à s’endormir, voilà un bon moyen d’attendre le marchand de sable. Le dimanche c’est cinéma, alors n’ayant rien d’intéressant à dire, et voyant chuter inexorablement les statistiques de mon blog, j’ai donc décidé de vous parler de mes dernières lectures et des films récemment vus au cinéma.

Depuis le début de l’année, je dévore littéralement les polars. Alors dans l’ordre, Arnaldur Indridasson: La femme en vert, L‘homme du lac. Voilà un homme qui ressemble à son pays, même si je l’ai jamais visité. Disons qu’il correspond à l’idée que je me fais de l’Islande. C’est froid, c’est lent et plein de dignité. On suit un flic, un commissaire solitaire du nom d’Erlendur. On apprend beaucoup sur l’Islande. Donc la narration, toujours la même en tout cas dans ces deux-là. On retrouve un vieux corps et alors Erlendur mène l’enquête. Puis en flashback, on revient au temps du crime jusqu’au moment où les deux narrations se confondent. C’est bien fait, pas un grand souvenir. Bref les polars qui viennent du froid.

Dans le même genre, mais avec les spécificités suédoises on a Henning Mankell, c’est bien foutu. C’est plus sanglant et plus noir, donc cela a ma préférence. Récemment, j’ai lu Les morts de la saint Jean et Le guerrier solitaire. Le problème de Mankell, c’est que dans chacune de ses histoires il rajoute une dose de moraline au goût insipide. Je le recommande davantage que Indridason.

Ensuite, j’en avais marre des auteurs de polars venus du froid, alors je suis revenu à des bons gros auteurs américains. J’ai donc pris Connelly. Je n’étais pas fan, je ne le suis toujours pas. Los Angeles, un inspecteur solitaire Harry Bosch qui mène l’enquête. Echo Park, Le dernier coyote et Les égouts de Los Angeles sont d’assez bons romans. Bonnes enquêtes, assez sanglantes…

J’avais commencé Le XIXème siècle à travers les âges de Ph. Muray, dont le début est assez stupéfiant. J’ai dû momentanément interrompre ma lecture pour des raisons pratiques. L’intensité de la réflexion, la rapidité de la pensée font que je ne peux mener une lecture attentive dans mon lit avec le crayon et le stabilo nécessaires. J’ai donc remis cette lecture à plus tard, que je retrouverai avec grand plaisir.

Nick Tosches, maintenant, j’avais débuté avec Trinités, roman qui m’avait absolument passionné. Mafia italo-américaine et triades chinoises s’affrontent pour la mainmise du trafic de drogues sur le marché américain. C’est un voyage incroyable qui va de New-York à la Thaïlande en passant par l’Italie…Une lecture hautement recommandée pour ceux qui aiment bien les histoires de truands et de géopolitique, le tout écrit dans un style délié et légèrement nonchanlant en alignant une somme de faits qui donne un putain de souffle à ce pavé. Comme j’avais aimé, j’avais enchaîné, il y a quelques années avec La religion des ratés qui comme l’indique son titre est assez raté. Donc j’avais délaissé cet auteur; au détour d’un rayon occasion chez Gibert au mois de décembre de l’année dernière, je suis tombé sur son Dino. Acheté, emballé, c’est pesé. J’ai commencé la lecture il y a deux jours et cela part très fort. C’est donc une biographie de Dino Crocetti, plus connu sous le nom de Dean Martin, mais c’est aussi et surtout un roman historique sur l’Amérique triomphante du XXème siècle avec en toile de fond la carrière de Dean Martin. Énormément de faits, d’histoires et d’anecdotes qui aujourd’hui semblent impossibles. Lecture vivement conseillée.

Voilà pour les lectures. Au cinéma, j’ai vu Bad lieutenant, mais pas le mythique avec Harvey Keitel mais le remake tout pourri avec Nicolas Cage. N’y allez pas c’est nul. Je ne mets même pas la bande-annonce sur mon site. Un lien est largement suffisant. Mais pour le plaisir, mettons un peu de Mr. Keitel sur ce modeste blog.

J’ai aussi vu A serious Man, le dernier film des frères Coen. C’est drôle, brillant par moment, mais on sort un peu frustré. Il manque un bon quart d’heure au film, certaines histoires sont déroulées sans arriver à leur fin. Avant d’y aller, il faut un bac + 8 en humour juif sinon, vous risquez d’être perdu comme j’ai pu l’être. En effet, ils ont fait un film qui s’adresse d’abord aux juifs et les goys, comme moi, peuvent avoir des difficultés à comprendre la totalité du propos. C’est un peu comme, mettons un film comme le père noël est une ordure ou les bronzés qui montrés aux Etats-Unis risquent de laisser désarmés les spectateurs. C’est exactement cela A Serious Man, avec néanmoins quelques scènes d’anthologie.

Sinon, dernière merde vue, c’est le ruban blanc, la dernière palme d’or. Je n’ai quasiment rien pigé. La moitié de la salle dormait et l’autre hésitait à se barrer mais c’est toujours délicat de se tirer lors de la projection d’un film considéré comme un chef d’oeuvre et qui vient de recevoir coup sur coup La palme d’or et le golden globe du meilleur film étranger. Des plans douze fois trop longs. Le réalisateur réussit à instaurer une ambiance et la narration avec la voix off n’est pas dégueulasse mais si vous pouvez éviter, faites-le surtout que le propos final du film est grosso modo « Voyez comment une éducation chrétienne trop rigoriste donne trente ans plus tard des méchants nazis « . Rien de nouveau sous le soleil.

Donc voilà mes dernières consommations culturelles, j’espère que certains y trouveront matière ou que j’aurai réussi à vous éviter certains écueils.

Je suis passé à la Fnac de Madrid, il n’avait pas Underworld USA de James Ellroy. Pas un mal, je ne sais pourquoi mais j’ai l’impression qu’après la lecture de ce livre, j’aurai tourné une page de ma vie pour entrer dans une nouvelle ère. Mais encore envie de prolonger celle-ci quelques semaines de plus.

Cherea

Addendum: Alors que je relisais cet article avant la mise en ligne, j’écoutais en même temps France Inter avec Pascacle Clarke qui avait pour invité Lilian Thuram pour le bouquin qu’il vient de commettre. Alors je cite le philosophe à lunettes qui a sorti des poncifs,  » Il faut trouver des stratégies qui obligent à provoquer un changement d’imaginaire », « Non, il n’ y a pas de différences, c’est ce que je dis à mes enfants, il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles ». Bon ce qui me fait marrer est qu’il parle de peuple noir comme s’il y avait un peuple noir uni…puis aussi dans son bouquin Mes étoiles noires, ce grand pourfendeur de l’esclavage, met en avant un pharaon noir.Quid de l’esclavage dans la Haute-Égypte, connard?

10
Déc
09

Bone

La dernière lecture, c’est Bone de George Chesbro.

L’histoire, je vous la livre façon quatrième de couverture:

« Bone fait partie des milliers de sans abri qui hantent les rues de New York. Des employés de l’administration des ressources humaines essayent comme ils peuvent de les aider. Un mystérieux tueur a trouvé une solution plus radicale : il décapite la nuit quelques-uns de ces malheureux. Découvert près de Central Park, un fémur humain à la main, Bone a perdu la mémoire et l’usage de la parole. Qui est-il ? D’où vient-il ? Des traces de sang maculent ses vêtements. Ne serait-il pas le maniaque recherché par la police ?

George Chesbro – connu pour une excellente série ayant pour héros le nain détective Mongo le Magnifique – signe ici un thriller sans faille qui mêle à la fois mystère, action et document social. Les pérégrinations de Bone l’amnésique le conduisent à côtoyer un monde marginal terrifiant avec comme point d’orgue une véritable descente aux enfers dans les entrailles de la ville où survivent alcooliques et désespérés rejetés par la société.  » Claude Mesplède.

Bon, vous avez compris le topo.

Un meurtrier qui massacre les sans-abris en les dépeçant et en les décapitant. Bon, ça a l’air gore mais en fait pas plus que cela. Ce qui est terrible aussi, c’est qu’au bout de 60 pages sur un livre qui en compte  430, on a déjà compris qui était l’assassin. L’assassin, d’ailleurs, est à mon goût pas assez incarné et presque grotesque, il possède toutes les tares du meurtrier en série vues et revues…

Pas terrible mais tout de même, quelques moments intéressants. Une plongée dans le monde des clochards, les souterrains de la ville…en fait la seule énigme assez intéressante est la quête d’identité de Bone…

Puis, ça dégouline de bons sentiments, le clochard céleste, quasiment un prophète et qui a choisi d’être un artiste de rue…les travailleurs sociaux qui se donnent corps et âme…les bons noirs, les méchants blancs…ça en devient pénible…

Si vous le trouvez en occasion, pourquoi pas ou si un de vos amis le possède, empruntez-lui et surtout rendez-lui, mais il ne vaut certainement pas le prix qu’on en demande neuf.

Cherea


03
Déc
09

La route

Je me suis couché très tard cette nuit….

Je suis arrivé à la maison vers 19 heures. J’avais rendez-vous avec un bricoleur qui devait régler les quelques menus problèmes post-déménagement…Mon nouvel appartement encore peu meublé, je n’avais que des livres à portée de main…

Ainsi pris-je La Route de  Cormarc McCarthy. Je ne pus le lire d’une traite, ma chère revint, il fallut aider le bricoleur, préparer le repas…faire la vaisselle, tenter de réparer la machine à laver…

Je me mis donc au lit vers minuit, 150 pages restant à lire…

Je ne pus m’en défaire…

L’histoire: Le monde que nous connaissons n’existe plus. Un évènement indéterminé a détruit la quasi-totalité des espèces vivantes. L’atmosphère est remplie d’une cendre…qui rend tout effort physique insupportable…Il n’ y a plus rien à manger depuis des années…et enfin des hardes de survivants se sont regroupées tuant et mangeant tout ce qui peut avoir valeur nutritive …humains compris…

Au milieu de cette réalité, un homme et son fils parcourent une route, la route, vers un sud, que le père imagine meilleur…pour les accompagner sur cette route, un caddie rempli de leurs seules richesses, le strict nécessaire…une bâche qui les protège de la pluie lorsqu’ils dorment…et un revolver avec deux balles…

De nombreuses péripéties marquent leur route, mais c’est surtout un huis-clos plein d’émotions, de crispations qui empoigne le lecteur…

Je ne pourrai pas en dire beaucoup plus, la lecture est encore trop fraîche, si ce n’est que c’est probablement le roman le plus abouti sur le thème de la relation père-fils (tout comme L’empereur du Portugal de Lagerloff est le roman le plus abouti sur le thème de la relation père-fille…)…il y a beaucoup de thèmes traités encore…je ne les dévoilerai pas tous…dont ceux du dernier homme, du mal, de la transmission…et celui de la mission…roman universel et pourtant si américain…

l’écriture est sèche comme la cendre et cependant magnifique…

 » Il n’y a pas de Dieu et nous sommes ses prophètes ».

Je vous renvoie sur la Zone de l’impeccable Stalker pour des critiques plus détaillées.

PS1: Le film vient de sortir, aucune idée de sa valeur…

PS2: Je pense l’avoir lu trop rapidement, il faut prendre un peu plus de temps qu’une nuit pour apprécier l’écriture et se laisser pénétrer par l’atmosphère…un peu comme un bon vin que l’on déguste et non que l’on boit d’une traite.

PS3: je vais prendre la version originale et la lire, ce sera une des mes trois lectures en langue anglaise de l’année.

PS4: L’édition de poche sur la quelle j’ai mis la main est un désastre, un nombre incalculable de coquilles….

Cherea




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