Archive for the 'Dans l'éternité' Category

26
Mai
10

De la légèreté

Une célèbre scène du film bande à part revue avec un morceau de musique assez moderne. C’est tout en élégance, en finesse…léger comme plume, aérien, c’est de la grâce à l’état pur… Claude Brasseur avec son jacquart et la cravate dessous, l’élégance à la française, le pantalon bien droit et Samy Frey, avec la veste bien droite…les mocassins nickel et Anna Karina toute en liberté…l’élément féminin par excellence…

Allez c’est cadeau…

Cherea

27
Avr
10

French Psycho…

Je rêve que je prends un flingue…je sais pas lequel…pas fait l’armée…génération castrée…un truc assez gros, c’est tout ce qui me revient, le genre fusil mitrailleur qui te fait un trou comme le cul de  Belladonna, puissant le fusil d’assault…mais pas un truc de guerillero angolais…bref t’as compris…un fusil mitrailleur…alors je l’ai en main…bien sanglé…des balles partout autour de mon torse. J’ai trop dû voir Rambo, ça a dû déconner dans ma tête quand j’étais encore gamin. Je ne sais plus trop comment je suis habillé mais je dois porter un costard taillé sur mesure du genre Savile Row ou plus sûrement un costard sur mesure qu’on m’a fait en Asie pour une bouchée de pain…Je suis dans une grande ville, c’est la liesse populaire amis pas un truc du style le PSG qui a gagné la ligue des Champions (c’est un rêve…) mais plutôt un truc plus invraisemblable et  que pourtant je vais me prendre en pleine gueule du style couple Titanic-iceberg…Des mecs et des gonzes absolument indifférenciés, sapés pareils, pantalons pour les bonnes femmes et pour mecs et jupes pour gonzesses et bonhommes….tous pareils…aucune différence, pas de différence entre hommes et femmes (marrant toutes ces bonnes femmes qui demandent l’égalité salariale et qui pourtant ne pourraient faire leur vie avec un mec qui gagne moins qu’elle, pensée en passant)…ça doit être un jour d’été, probablement le premier, des abrutis qui avec trois bouts de bois tapent sur des poubelles et ça s’autoproclame artistes…Aujourd’hui c’est la putain de fête du bruit sponsorisée par le ministère de la culture, le Mrap, la Licra et plein de types avec leur petite main jaune…des connards essaient de me faire entrer dans la danse, ils se mettent en rond autour de moi, je n’ai aucune réaction, je suis d’un calme éternel…ils sont aveuglés, ils ne voient pas mon fusil mitrailleur…je reste immobile façon romantique face à l’agitation de la tempête du monde…une salope hystérique habillée en haillons vert et violet coiffée d’un béret cubain époque Guevara me prend les mains de force « viens faire la fête avec nous ». Je reste immobile, je ne bouge pas, elle se fait plus pressante, m’impose sa fête à la con, me force de venir danser avec elle, de lui faire des bisous…elle me traite de fasciste, je sors un Magnum 357, presse la détente, un bruit fait taire la fête et expulse la matière grise de la tronche de l’autre immonde salope qui voulait me faire danser de force…. Tous les êtres indifférenciés autour de moi son pétris de terreur…et commencent à hurler…ça y est c’est parti Cherea, Rock n Roll, SHOOT’EM ALL, KILL, KILL, KILL, ni une, ni deux…je fais feu, je tire toutes les balles de mon Magnum laissant là et ça des impacts et des trous gros comme le poing de Mike Tyson dans le dos ou le bide, plus de balles, pas grave, je les finis avec mon couteau cranté et aiguisé de frais…un spécimen type science putard, cheveux longs, et badge rose du PS sur sa veste de pacifiste avec le drapeau allemand… il me supplie, m’implore, jure sur la tête de Delanoé qu’il ne dira rien…je lui mets un coup de latte qui lui démantibule la mâchoire inférieure, il hurle à la mort, je lui saute dessus et plante mon couteau dans la gorge le tournant dans tous les sens…un puissant jet de sang tâche mon costume et gicle sur mon visage, je m’en sers pour me camoufler…le science putard est crevé et continue de se vider de son sang dans de violents spasmes…uniques signes de vie d’un type qui a vécu sa vie comme un zombie…je range mon couteau, prends mon fusil-mitrailleur, m’agenouille, cale la crosse contre l’épaule…et tire sur tout ce qui bouge…je respire, mon rythme cardiaque est lent, je suis en pleine possession de mes moyens…je pose mon arme, prend mon ipod, appuye sur la touche Play, le Requiem de Mozart sonne dans mes oreilles, résonne dans mon cerveau et fait taire les bruits des coupables autour de mon fusil mitrailleur, zombies de leur état, non vivant-absolus qui me doivent dévotion éternelle pour leur avoir infligé leur seul moment de vie au moment même où mes balles les transpercent…mes chargeurs sont vides… la rue est calme, pas âme qui vive, mon esprit apaisé, mon corps reposé, je suis disposé à aller me coucher… avant de recommencer…

12
Avr
10

Deuil

Sincères condoléances…Encore une fois, la Pologne perd son élite. Triste répétition de l’histoire pour un pays martyr dont je me sens proche. Toute la tristesse slave, toute l’âme de ce pays résonnent dans les notes de Chopin.

Cherea

11
Jan
10

Big E. sur France Inter

Putain, huit ans…huit ans que l’on attendait ce putain de volume…on s’attendait à American Madness et finalement on a Underworld USA. Je l’aurai au plus tard en février lors de la venue d’un de mes amis ou peut-être qu’il est à la Fnac de Madrid.

James Ellroy qui est un des trois que je mets au Panthéon littéraire…Donc pour la sortie de son opus, il fait la tournée des médias en France, ce matin sur France inter, ce soir pour une lecture au théâtre du Rond-Point, soirée spéciale sponsorisée par Télérama…j’imagine qu’il va passer chez Denisot et peut-être chez Ruquier, ce qui devrait enfin soulager Zemmour et Naulleau, enfin un mythe littéraire avec lequel discuter…

Bon, j’adore ce truc, faire passer un Républicain réactionnaire partisan de la peine de mort…sur les ondes de la gauche bien pensante française, rien de plus jouissif…

Je vous mets la vidéo…écoutez bien…

Imaginez la tronche du bobo qui écoute cela dans sa bagnole, il se demande s’il n’est pas tombé sur radio courtoisie ou un autre truc du genre. Écoutez la gêne de Demorand lorsque James Elrroy se définit comme étant carrément de droite, Demorand qui n’a jamais dû lire un seul bouquin de Ellroy tout simplement parce qu’il ne le peut pas. Que Demorand lise un bouquin de Ellroy, c’est comme pour moi lire un bouquin de Samuel Benchetrit ou une saloperie du genre Guillaume Musso ou Marc Levy, ce n’est pas dans mon logiciel…

Voilà ce qui explique l’embarras de Demorand qui a bien lu ses fiches pour poser des questions dont aucune n’attaque la Trilogie en profondeur…Demorand qui pose la question  » que signifie être de droite quand on est écrivain? » Aurait-il posé la question à un écrivain de gauche? Évidemment jamais…et la réponse est magnifique…

Ellroy, voilà un putain d’auteur, de bonhomme, un écrivain qui pourrait donner des leçons à tout ce que la France rancie et pourrie compte de gribouilleurs dans sa République des Lettres…

Je vous mets des autres liens sur Underworld, USA…

Interview de son éditeur français, François Guérif…

Critique dans l’émission Jeux d’épreuves de France Culutre, ne l’écoutez pas car cette critique est pourrie. En effet, il y a quatre chroniqueurs dont trois bonnes femmes, qui évidemment ne comprennent rien à James Ellroy. On se demande à quoi on reconnaît un grand auteur. Didier Goux proposait sa grille de lecture, qui était bien de définir le grand écrivain en fonction du forçat qu’il décrivait dans ses bouquins, cela n’est valable qu’à un certain moment…

Personnellement, j’en ai un autre. Plus le lectorat d’un auteur est masculin, plus l’auteur est grand. Plus il est féminin, plus l’auteur est mineur. Pour les auteurs récents, je citerai Ellroy, Houellebecq…allez-y faites le test…

05
Jan
10

A. Camus

Un type que j’aime bien, lui…

Sartre ne l’aimait pas, c’est déjà un élément suffisant pour attirer toute ma sympathie, puis en plus, fan de football et gardien de but…je vous jure qu’il n’en fallait pas plus…et pourtant un théâtre passionnant dont le fabuleux Caligula, pièce de laquelle est tiré le pseudo de l’humble auteur de ces lignes, Cherea. Pièce dans laquelle on trouve cette magnifique phrase qui aurait pu figurer en exergue de l’essai de M. Zemmour, Le premier sexe.

 » Il n’ y pas d’amour sans un brin de viol », Caligula, A. Camus.

Bref, Camus, un vrai type bien…un écrivain de combat, qui avait compris que seul face à l’absurdité de ton monde, il fallait que tu pousses ta pierre, un écrivain mesuré et non engagé comme l’autre bigleux. Un écrivain engagé entre 1940 et 1945 pas comme l’autre qui n’a cessé de se chercher un combat, une cause, lui, qui avait raté le combat du siècle. Camus, engagé, rédacteur en chef de combat, Sartre, tranquille à Paris.

il y aurait tant à dire sur Camus, un homme, un vrai et Sartre, une salope, une vraie…

L’un refuse le prix Nobel…prix bourgeois s’il en est, lui qui vit dans l’opulence…et l’autre qui l’accepte et qui lors de son discours, tout de suite après avoir eu une pensée émue pour sa mère, rend hommage tout au long de son discours à son instituteur, Louis Germain, hussard de la république

Camus, un type face au monde, façon romantique allemand, seul face à la tempête…et puis un type qui a écrit un livre inspirant cette chanson mérite bien le Panthéon…

Cherea