Archive for the 'Cinéma' Category

26
Mai
10

De la légèreté

Une célèbre scène du film bande à part revue avec un morceau de musique assez moderne. C’est tout en élégance, en finesse…léger comme plume, aérien, c’est de la grâce à l’état pur… Claude Brasseur avec son jacquart et la cravate dessous, l’élégance à la française, le pantalon bien droit et Samy Frey, avec la veste bien droite…les mocassins nickel et Anna Karina toute en liberté…l’élément féminin par excellence…

Allez c’est cadeau…

Cherea

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14
Mai
10

Pretty Killers

Juste pour la chanson…je n’ai pas vu le film et ne pense pas le voir. Musique qui reflète pas mal mon état d’esprit actuel. Un peu confus en ce moment mais toujours là, prêt à reprendre le combat.

14
Avr
10

Pas mieux

Je continue avec mes allures de misogyne, mais sachez que j’adore les femmes en général et deux en particulier, ma mère et ma chérie et si je les aime tant c’est parce qu’on est différents, diamétralement opposés. Tristes, elles quand moi joyeux…pragmatique moi quand elles dans la lune, puis complémentaires…elles me calment, m’apaisent, me consolent, m’aiment tel que je suis…sans fioritures…et si on est bien d’accord sur quelque chose, c’est bien sur le fait qu’hommes et femmes sont différents et qu’une convergence de nos comportements ne serait qu’un pas de plus vers la dictature…

Bon, j’avoue billet merdique, tout cela pour introduire un point de vue masculin sur la femme, je le ressortirai le 1er mars prochain.

Cherea

Ah oui, je rédige moins en ce moment, puis des billets plus courts, rien de profond, les aléas de la vie et puis maintenant vous pourrez trouver ma logorrhée sur ILYS.

26
Jan
10

Dernières lectures et cinéma.

Peu de temps en ce moment…mon boulot, ma chérie, le sport, les sorties, les lectures, bref la vie…

Je lis le soir, en attendant que ma chérie prépare le repas et avant de dormir jusqu’à ce que mes paupières se ferment. Lire jusqu’à s’endormir, voilà un bon moyen d’attendre le marchand de sable. Le dimanche c’est cinéma, alors n’ayant rien d’intéressant à dire, et voyant chuter inexorablement les statistiques de mon blog, j’ai donc décidé de vous parler de mes dernières lectures et des films récemment vus au cinéma.

Depuis le début de l’année, je dévore littéralement les polars. Alors dans l’ordre, Arnaldur Indridasson: La femme en vert, L‘homme du lac. Voilà un homme qui ressemble à son pays, même si je l’ai jamais visité. Disons qu’il correspond à l’idée que je me fais de l’Islande. C’est froid, c’est lent et plein de dignité. On suit un flic, un commissaire solitaire du nom d’Erlendur. On apprend beaucoup sur l’Islande. Donc la narration, toujours la même en tout cas dans ces deux-là. On retrouve un vieux corps et alors Erlendur mène l’enquête. Puis en flashback, on revient au temps du crime jusqu’au moment où les deux narrations se confondent. C’est bien fait, pas un grand souvenir. Bref les polars qui viennent du froid.

Dans le même genre, mais avec les spécificités suédoises on a Henning Mankell, c’est bien foutu. C’est plus sanglant et plus noir, donc cela a ma préférence. Récemment, j’ai lu Les morts de la saint Jean et Le guerrier solitaire. Le problème de Mankell, c’est que dans chacune de ses histoires il rajoute une dose de moraline au goût insipide. Je le recommande davantage que Indridason.

Ensuite, j’en avais marre des auteurs de polars venus du froid, alors je suis revenu à des bons gros auteurs américains. J’ai donc pris Connelly. Je n’étais pas fan, je ne le suis toujours pas. Los Angeles, un inspecteur solitaire Harry Bosch qui mène l’enquête. Echo Park, Le dernier coyote et Les égouts de Los Angeles sont d’assez bons romans. Bonnes enquêtes, assez sanglantes…

J’avais commencé Le XIXème siècle à travers les âges de Ph. Muray, dont le début est assez stupéfiant. J’ai dû momentanément interrompre ma lecture pour des raisons pratiques. L’intensité de la réflexion, la rapidité de la pensée font que je ne peux mener une lecture attentive dans mon lit avec le crayon et le stabilo nécessaires. J’ai donc remis cette lecture à plus tard, que je retrouverai avec grand plaisir.

Nick Tosches, maintenant, j’avais débuté avec Trinités, roman qui m’avait absolument passionné. Mafia italo-américaine et triades chinoises s’affrontent pour la mainmise du trafic de drogues sur le marché américain. C’est un voyage incroyable qui va de New-York à la Thaïlande en passant par l’Italie…Une lecture hautement recommandée pour ceux qui aiment bien les histoires de truands et de géopolitique, le tout écrit dans un style délié et légèrement nonchanlant en alignant une somme de faits qui donne un putain de souffle à ce pavé. Comme j’avais aimé, j’avais enchaîné, il y a quelques années avec La religion des ratés qui comme l’indique son titre est assez raté. Donc j’avais délaissé cet auteur; au détour d’un rayon occasion chez Gibert au mois de décembre de l’année dernière, je suis tombé sur son Dino. Acheté, emballé, c’est pesé. J’ai commencé la lecture il y a deux jours et cela part très fort. C’est donc une biographie de Dino Crocetti, plus connu sous le nom de Dean Martin, mais c’est aussi et surtout un roman historique sur l’Amérique triomphante du XXème siècle avec en toile de fond la carrière de Dean Martin. Énormément de faits, d’histoires et d’anecdotes qui aujourd’hui semblent impossibles. Lecture vivement conseillée.

Voilà pour les lectures. Au cinéma, j’ai vu Bad lieutenant, mais pas le mythique avec Harvey Keitel mais le remake tout pourri avec Nicolas Cage. N’y allez pas c’est nul. Je ne mets même pas la bande-annonce sur mon site. Un lien est largement suffisant. Mais pour le plaisir, mettons un peu de Mr. Keitel sur ce modeste blog.

J’ai aussi vu A serious Man, le dernier film des frères Coen. C’est drôle, brillant par moment, mais on sort un peu frustré. Il manque un bon quart d’heure au film, certaines histoires sont déroulées sans arriver à leur fin. Avant d’y aller, il faut un bac + 8 en humour juif sinon, vous risquez d’être perdu comme j’ai pu l’être. En effet, ils ont fait un film qui s’adresse d’abord aux juifs et les goys, comme moi, peuvent avoir des difficultés à comprendre la totalité du propos. C’est un peu comme, mettons un film comme le père noël est une ordure ou les bronzés qui montrés aux Etats-Unis risquent de laisser désarmés les spectateurs. C’est exactement cela A Serious Man, avec néanmoins quelques scènes d’anthologie.

Sinon, dernière merde vue, c’est le ruban blanc, la dernière palme d’or. Je n’ai quasiment rien pigé. La moitié de la salle dormait et l’autre hésitait à se barrer mais c’est toujours délicat de se tirer lors de la projection d’un film considéré comme un chef d’oeuvre et qui vient de recevoir coup sur coup La palme d’or et le golden globe du meilleur film étranger. Des plans douze fois trop longs. Le réalisateur réussit à instaurer une ambiance et la narration avec la voix off n’est pas dégueulasse mais si vous pouvez éviter, faites-le surtout que le propos final du film est grosso modo « Voyez comment une éducation chrétienne trop rigoriste donne trente ans plus tard des méchants nazis « . Rien de nouveau sous le soleil.

Donc voilà mes dernières consommations culturelles, j’espère que certains y trouveront matière ou que j’aurai réussi à vous éviter certains écueils.

Je suis passé à la Fnac de Madrid, il n’avait pas Underworld USA de James Ellroy. Pas un mal, je ne sais pourquoi mais j’ai l’impression qu’après la lecture de ce livre, j’aurai tourné une page de ma vie pour entrer dans une nouvelle ère. Mais encore envie de prolonger celle-ci quelques semaines de plus.

Cherea

Addendum: Alors que je relisais cet article avant la mise en ligne, j’écoutais en même temps France Inter avec Pascacle Clarke qui avait pour invité Lilian Thuram pour le bouquin qu’il vient de commettre. Alors je cite le philosophe à lunettes qui a sorti des poncifs,  » Il faut trouver des stratégies qui obligent à provoquer un changement d’imaginaire », « Non, il n’ y a pas de différences, c’est ce que je dis à mes enfants, il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles ». Bon ce qui me fait marrer est qu’il parle de peuple noir comme s’il y avait un peuple noir uni…puis aussi dans son bouquin Mes étoiles noires, ce grand pourfendeur de l’esclavage, met en avant un pharaon noir.Quid de l’esclavage dans la Haute-Égypte, connard?

21
Jan
10

Faux rappeurs et vrais imposteurs…Lilian Thuram…Invictus

Vite, Vite, donnez votre argent pour Haíti…participez au concert présenté par Jamel Debbouze avec comme participants Kery James, Stomy Bugsy, Diam’s, IAM, 113, et autres troubadours…comme Biolay…Marrant qu’Akhénaton qui vient de dénoncer le racisme latent des Français en appelle à leur générosité pour aller aider des Noirs…

Marrant que des types qui ont fait toute leur carrière sur du pauvre gangsta rap importé des États-Unis en balançant dans leurs lyrics des « sale pute », « je pense qu’à ma gueule, je veux du gent-ar »…bref les mêmes types qui se la pétaient super individualistes et bien ils vont aller pousser la chansonnette pour ramener du gent-ar pour Haiti.

Messieurs, un peu de sérieux, qui est encore dupe, si vous voulez être un peu crédibles, avoir un peu de cette « Street Cred » tant vantée par les vrais gangsters qui font du rap et bien écrivez une chanson du genre  » je m’en bats les couilles d’Haïti, je vends du teshi et saute les dékisse et sur ta fille je pisse », voilà un truc qui a un peu de gueule. Essayez d’avoir de la suite dans les idées, verrait-on 50cent ou Eminem ou n’importe quel rappeur un peu sérieux sur le créneau du Gangsta rap faire sa retape en allant chanter pour ramener de l’argent pour des pauvres pèlerins paumés sur une île? On le savait mais on le dit clairement, les rappeurs français n’ont de gangster que le nom et de rappeur aussi que le nom…Ils en ont autant à foutre d’Haiti que le tôlier de ce blog, que je conseille d’ailleurs.

Lilian Thuram…je commence à le vomir…ça faisait déjà un moment…mais là ça en devient insupportable, comment un tel type peut avoir une telle publicité alors que James Ellroy n’a fait que quelques pauvres apparitions? Je vous renvoie au dernier article du monde dans lequel Lilian Thuram ose balancer qu’il faut aller vers une « République post-raciale », singeant ainsi Obama, concept redondant et vide de sens puisque la République n’a jamais été fondée sur une race… enfin…bref  lui et ses confrères , qui masquent leurs failles intellectuelles sous des lunettes, en appellent à une société multi-culturelle comme dans les pays anglo-saxons…et bien allez vivre aux Etats-unis ou au Canada ou au Royaume-uni, putain il y a assez de pays anglo-saxons pour éviter d’en créer un autre et garder notre singularité française…

Invictus, malgré les conseils du nihiliste romantique, je ne suis pas sûr d’aller le voir, plusieurs raisons à cela: J’ai toujours trouvé que mélanger sport et politique était quelque chose de malsain…comme on nous l’a dit et répété, rappelez-vous des J.O. de Berlin et de tout le bordel…quand Hitler manipule le sport pour son profit politique, c’est mal…quand c’est Mandela qui fait pareil c’est bien…toujours ce deux poids deux mesures qui me fait autant vomir…et puis c’est aussi lié à un souvenir personnel…coupe du monde de rugby en Afrique du Sud…en 1995, Jonah Lomu qui fracasse et marche sur les Anglais et la France qui joue les Springboks en demi-finale et qui perd mais il faut dire qu’elle jouait à la fois contre l’Afsud et aussi contre l’arbitre…lors de cette partie l’arbitre a largement avantagé les Sud-Africains…je ne dis pas qu’il a été payé…mais je ne dis pas qu’il n’a pas été payé non plus…tirez-en la conclusion que vous voulez…j’aurai bien aimé qu’on voie dans ce film Mandela corrompant les arbitres,éreinter la statue du Commandeur…c’est cela la classe…voilà ce que ferait un vrai iconoclaste…Mais j’irai sûrement le voir pour Clint…

Cherea…

26
Oct
09

Quelque chose de pourri au royaume de la sociale-démocratie…

Il faut toujours se souvenir des grands anciens et des génies intemporels qui en décrivant leur monde n´ont fait qu´écrire celui d´aujourd´hui…Ainsi Dante, Balzac…et consorts auraient mille fois leur place à notre époque…et Hugo alors, et Cervantés…alors…et surtout Shakespeare…

Il faut se souvenir mais aussi adapter leurs observations…ainsi vais-je adapter Shakespeare à l´usage d´aujourd´hui, dans Hamlet, il écrit « il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark », il avait raison à la considération géographique près…

Au contraire, je pense que le Danemark, c´est plutôt pas mal comme royaume, les Danois ont sauvé leurs Juifs pendant la seconde guerre mondiale, ont publié des caricatures et puis ont envoyé bouler Saint Obama lors de la désignation de la ville olympique pour 2016. Voilà un pays qui me plaît.

Tout le contraire de la Suède. Rappelez-vous, les années 90-2000, la Suède par-ci, la Suède par-là…et toutes les bonnes femmes au gouvernement…et dans le conseil d´administration….et puis la protection sociale…pour tous…et l´asile politique pour tous…et puis la boxe professionnelle interdite… et puis les meubles en kit…et puis la gym suèdoise…oui c´est bien la Suède…mais que pour l´Absolut et les Saab…

Bon ce qui me fait marrer…c´est que depuis un lustre…le réel revient à la gueule des promoteurs de ce système sous forme littéraire…en effet, on assiste à une véritable déferlante du roman noir venu du froid….Suèdois en tête, Islandais et quelques Danois…décrivent une société pas si lisse que cela dans laquelle il y a du racisme, de la drogue, des sales types, des politiciens corrompus…et puis des nazis un peu partout…l´exemple le plus frappant de ce tsunami éditorial est bien sûr la trilogie Millenium…

Franchement, j´ai lu le premier tome sous la pression d´un libraire de gauche… et je vous le donne en mille, le titre c´est les hommes qui n´aimaient pas les femmes, franchement ça ne casse pas trois pattes  à un canard… un titre misandre, un bouquin dans lequel tous les types sont ou des tueurs de gonzesses ou des anciens nazis (allusion à peine voilée au fondateur d´Ikea)…le journaliste, le héros est le prototype du bobo féminisé…bref cette trilogie a tenu en haleine la France et maintenant l´Espagne… ce qui est intéressant est de voir que 90% des lecteurs sont des bonnes femmes qui ensuite viennent me dire… »putain, pas possible comment c´est un roman vraiment trop noir » ce à quoi je leur rétorque de prendre n´importe quel roman de James Ellroy, de Robin Cook ou Versus d´Antoine Chainas et elles verront ce qu´est un roman noir… bref tout cela pour dire qu´hier ma copine qui a été à fond sur la trilogie m´a traîné voir la deuxième volet de la trilogie au cinéma…

Le plus marrant est que ce sont les mêmes qui lisent les polars du Nord aujourd´hui que ceux qui ont fait l´apologie de cette sociale-démocratie…

Bon un peu long, l´enquête est potable…mais ce qui est hilarant c´est de voir des gangsters suèdois en break Volvo et notre journaliste héros, en bon bobo, ne conduit qu´une Toyota Prius, l´engin hybride de la marque…décidément on va vers la rééducation idéologique à grands pas…

Pour revenir sur les polars du Nord, je n´en suis pas fan mais je conseille davantage Hening Mankell que Stieg Larsson…

Je reprendrai un polar du Nord quand un écrivain suèdois écrira le grand roman noir qui s´impose et qui devrait être celui de la sociale-démocratie maternante avec l´écologie comme fond idéologique et de raconter les désastres que cette soupe dogmatique a produits sur les hommes suèdois qui doivent à peu près autant ressembler à leurs ancêtres Viking que les petits noirs de Casamance à leurs ancêtres les Gaulois.

Pour conclure, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Suède.

Cherea.

PS: Cette année j´ai vu trois films suèdois soit bien plus que dans toute ma vie, je conseille très vivement Morse.

Cherea.

13
Oct
09

Le CINEMA français…

Dimanche, je suis allé au cinéma avec ma chère et un couple d’amis à elle que l’on pourrait qualifier de bobos sans trop se forcer. Le premier souci a donc été de trouver un accord sur le film. Il n’y avait pas grand chose et trois films étaient en lice:

  • Agora, la superproduction hollywoodienne de Amenabar, un péplum.
  • El soplon, (The informant), le film de Steven Soderbergh avec Matt Damon.
  • Paris, le film de Cédric Klapisch avec Romain Duris, Lucchini, Binoche…

J’avais fait mes choix: en premier lieu, the Informant, en deuxième Agora et voilà. Je ne voulais surtout pas aller voir Paris. Nous nous promenions dans la rue alors que ma chère réglait les détails du rendez-vous par téléphone avec ses amis. Ils cherchaient à réserver les places sur Internet et voilà que la réponse arrive: « Il n’y a pas de séance à l’heure que l’on peut pour The Informant et la séance pour Agora est pleine, il ne reste que des places pour Paris, ça te va? ».

Ne voulant pas passer pour le rabat-joie de service. Je ne répondis à ma chère qui connait le dicton « qui ne dit mot consent » et donc elle donna le signal. Après qu’elle eût raccroché, je lui dis clairement mon sentiment « c’est le typique genre de films français de merde, où ça n’arrête pas de parler, où il va y avoir des histoires d’injustices sociales, d’amours… » bref la merde pour bobos parisiens…dont le titre est très très évocateur et là ça ne manqua pas « tu fais chier à toujours tout voir en noir, tu es un mec blasé »…. »mais non, je ne suis pas blasé, ce film je l’ai vu cinquante fois, la seule différence c’est le titre et les acteurs »… »arrête un peu… » « bon, je ne vais pas aller plus loin mais c’est comme les superproductions hollywoodiennes, c’est toujours la même histoire, une fois que tu en as vu un, tu les as tous vus…et bien là c’est pareil… »

Nous arrivons devant le cinéma. La salle était quasiment pleine. Il faut ajouter que le film n’est pas projeté dans une infinité de salles…

2h10 de merde intégrale pour Bobo...

2h10 de merde intégrale pour Bobo...

 

130 minutes plus tard.

Elle: « Moi j’ai bien aimé »

Moi: « Je te l’avais dit, c’était de la merde, pas besoin de se taper 2h10 de film pour le savoir… »

Elle: « bon, ok, t’avais raison, la prochaine tu choisiras le film… »

Moi: « Je te l’avais dit… »

Elle: « Ca va, c’est bon, est-ce que je t’ai saoûlé quand tu m’as emmenée voir District 9 »

Moi: « Bon, ok, j’arrête ».

Eux (l’autre couple de bobos madrilènes): « cétait pourri, ridicule, je me suis rarement aussi fait chier durant des films… »

Finalement, la race des bobos parisiens ne s’exporte pas trop, heureusement d’ailleurs…il y a tout de même des bobos qui ont encore un jugement sain.

Bon,

L’histoire: Romain Duris apprend qu’il a une maladie du coeur et que pour s’en sortir il doit subir une greffe. Sa soeur Juliette Binoche s’installe chez lui pour en prendre soin. L’histoire principale c’est cela. D’autres histoires qui n’ont absolument aucun lien les unes  avec les autres viennent se greffer sur cette histoire principale. Le pire est qu’il y a une quantité incroyable de scènes qui n’apportent rien au film et qui le diluent…Comme tout bon film bobo, nous avons l’histoire d’un maître nageur camerounais qui vient tenter sa chance en Europe et qui passe par la route, la mer…ce qui est hallucinant est que cette histoire n’est reliée à aucune autre dans le film… On a aussi François Cluset, qui joue le frère de Lucchini et qui ne sert à rien et dont est figuré à l’écran un cauchemar grotesque… Il y a également une scène de fête dans l’appartement de Duris qui ne sert à rien et qui est trente fois trop longue…Nous avons également quatre bourgeoises qui viennent s’encainailler dans le marché de Rungis et se taper quatre maraîchers qui vont se les faire dans la bidoche… puis également une boulangère légèrement raciste qui houspille allègrement sa nouvelle vendeuse d’origine maghrébine…bien gentille et bien travailleuse… et bien toutes ces histoires ne sont jamais reliées…

Finalement ce film ne vaut que par Fabrice Lucchini, impeccable comme toujours qui donne pétillance et humour à un film absolument nul.

Klapisch a essayé de faire un film à la Collision, qui lui-même était un film à la Short-Cuts et qui reste la référence ultime en termes de « film Chorale ».

Enfin, la question, quel film devrais-je aller voir la semaine prochaine??