26
Jan
10

Dernières lectures et cinéma.

Peu de temps en ce moment…mon boulot, ma chérie, le sport, les sorties, les lectures, bref la vie…

Je lis le soir, en attendant que ma chérie prépare le repas et avant de dormir jusqu’à ce que mes paupières se ferment. Lire jusqu’à s’endormir, voilà un bon moyen d’attendre le marchand de sable. Le dimanche c’est cinéma, alors n’ayant rien d’intéressant à dire, et voyant chuter inexorablement les statistiques de mon blog, j’ai donc décidé de vous parler de mes dernières lectures et des films récemment vus au cinéma.

Depuis le début de l’année, je dévore littéralement les polars. Alors dans l’ordre, Arnaldur Indridasson: La femme en vert, L‘homme du lac. Voilà un homme qui ressemble à son pays, même si je l’ai jamais visité. Disons qu’il correspond à l’idée que je me fais de l’Islande. C’est froid, c’est lent et plein de dignité. On suit un flic, un commissaire solitaire du nom d’Erlendur. On apprend beaucoup sur l’Islande. Donc la narration, toujours la même en tout cas dans ces deux-là. On retrouve un vieux corps et alors Erlendur mène l’enquête. Puis en flashback, on revient au temps du crime jusqu’au moment où les deux narrations se confondent. C’est bien fait, pas un grand souvenir. Bref les polars qui viennent du froid.

Dans le même genre, mais avec les spécificités suédoises on a Henning Mankell, c’est bien foutu. C’est plus sanglant et plus noir, donc cela a ma préférence. Récemment, j’ai lu Les morts de la saint Jean et Le guerrier solitaire. Le problème de Mankell, c’est que dans chacune de ses histoires il rajoute une dose de moraline au goût insipide. Je le recommande davantage que Indridason.

Ensuite, j’en avais marre des auteurs de polars venus du froid, alors je suis revenu à des bons gros auteurs américains. J’ai donc pris Connelly. Je n’étais pas fan, je ne le suis toujours pas. Los Angeles, un inspecteur solitaire Harry Bosch qui mène l’enquête. Echo Park, Le dernier coyote et Les égouts de Los Angeles sont d’assez bons romans. Bonnes enquêtes, assez sanglantes…

J’avais commencé Le XIXème siècle à travers les âges de Ph. Muray, dont le début est assez stupéfiant. J’ai dû momentanément interrompre ma lecture pour des raisons pratiques. L’intensité de la réflexion, la rapidité de la pensée font que je ne peux mener une lecture attentive dans mon lit avec le crayon et le stabilo nécessaires. J’ai donc remis cette lecture à plus tard, que je retrouverai avec grand plaisir.

Nick Tosches, maintenant, j’avais débuté avec Trinités, roman qui m’avait absolument passionné. Mafia italo-américaine et triades chinoises s’affrontent pour la mainmise du trafic de drogues sur le marché américain. C’est un voyage incroyable qui va de New-York à la Thaïlande en passant par l’Italie…Une lecture hautement recommandée pour ceux qui aiment bien les histoires de truands et de géopolitique, le tout écrit dans un style délié et légèrement nonchanlant en alignant une somme de faits qui donne un putain de souffle à ce pavé. Comme j’avais aimé, j’avais enchaîné, il y a quelques années avec La religion des ratés qui comme l’indique son titre est assez raté. Donc j’avais délaissé cet auteur; au détour d’un rayon occasion chez Gibert au mois de décembre de l’année dernière, je suis tombé sur son Dino. Acheté, emballé, c’est pesé. J’ai commencé la lecture il y a deux jours et cela part très fort. C’est donc une biographie de Dino Crocetti, plus connu sous le nom de Dean Martin, mais c’est aussi et surtout un roman historique sur l’Amérique triomphante du XXème siècle avec en toile de fond la carrière de Dean Martin. Énormément de faits, d’histoires et d’anecdotes qui aujourd’hui semblent impossibles. Lecture vivement conseillée.

Voilà pour les lectures. Au cinéma, j’ai vu Bad lieutenant, mais pas le mythique avec Harvey Keitel mais le remake tout pourri avec Nicolas Cage. N’y allez pas c’est nul. Je ne mets même pas la bande-annonce sur mon site. Un lien est largement suffisant. Mais pour le plaisir, mettons un peu de Mr. Keitel sur ce modeste blog.

J’ai aussi vu A serious Man, le dernier film des frères Coen. C’est drôle, brillant par moment, mais on sort un peu frustré. Il manque un bon quart d’heure au film, certaines histoires sont déroulées sans arriver à leur fin. Avant d’y aller, il faut un bac + 8 en humour juif sinon, vous risquez d’être perdu comme j’ai pu l’être. En effet, ils ont fait un film qui s’adresse d’abord aux juifs et les goys, comme moi, peuvent avoir des difficultés à comprendre la totalité du propos. C’est un peu comme, mettons un film comme le père noël est une ordure ou les bronzés qui montrés aux Etats-Unis risquent de laisser désarmés les spectateurs. C’est exactement cela A Serious Man, avec néanmoins quelques scènes d’anthologie.

Sinon, dernière merde vue, c’est le ruban blanc, la dernière palme d’or. Je n’ai quasiment rien pigé. La moitié de la salle dormait et l’autre hésitait à se barrer mais c’est toujours délicat de se tirer lors de la projection d’un film considéré comme un chef d’oeuvre et qui vient de recevoir coup sur coup La palme d’or et le golden globe du meilleur film étranger. Des plans douze fois trop longs. Le réalisateur réussit à instaurer une ambiance et la narration avec la voix off n’est pas dégueulasse mais si vous pouvez éviter, faites-le surtout que le propos final du film est grosso modo « Voyez comment une éducation chrétienne trop rigoriste donne trente ans plus tard des méchants nazis « . Rien de nouveau sous le soleil.

Donc voilà mes dernières consommations culturelles, j’espère que certains y trouveront matière ou que j’aurai réussi à vous éviter certains écueils.

Je suis passé à la Fnac de Madrid, il n’avait pas Underworld USA de James Ellroy. Pas un mal, je ne sais pourquoi mais j’ai l’impression qu’après la lecture de ce livre, j’aurai tourné une page de ma vie pour entrer dans une nouvelle ère. Mais encore envie de prolonger celle-ci quelques semaines de plus.

Cherea

Addendum: Alors que je relisais cet article avant la mise en ligne, j’écoutais en même temps France Inter avec Pascacle Clarke qui avait pour invité Lilian Thuram pour le bouquin qu’il vient de commettre. Alors je cite le philosophe à lunettes qui a sorti des poncifs,  » Il faut trouver des stratégies qui obligent à provoquer un changement d’imaginaire », « Non, il n’ y a pas de différences, c’est ce que je dis à mes enfants, il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles ». Bon ce qui me fait marrer est qu’il parle de peuple noir comme s’il y avait un peuple noir uni…puis aussi dans son bouquin Mes étoiles noires, ce grand pourfendeur de l’esclavage, met en avant un pharaon noir.Quid de l’esclavage dans la Haute-Égypte, connard?


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