Archive pour janvier 2010

29
Jan
10

Coleman Silk Georges Frêche: même combat.

Il y a quelques années est sorti un roman de l’immense P. Roth intitulé la Tâche. Dans ce roman, Roth nous raconte comment un professeur de lettres classiques est traqué par ses collègues et par toute la bien-pensance universitaire pour avoir, en cours, qualifié des étudiants qui n’ont jamais assisté à ses classes du mot de « spooks », que l’on peut traduire par fantômes et ce mot a également en Anglais une connotation raciste puisque c’était un mot utilisé pour désigner les Noirs dans le Sud profond au temps de la ségrégation, or ces étudiants sont noirs. Aussitôt alertés du qualificatif employé à leurs égards, les étudiants intentent une action en racisme à l’encontre de l’honorable Silk. Cette cabale est menée, à ce propos, mais aussi pour des raisons carriéristes: le Pr. Silk a en effet décidé de mener de sérieuses réformes dans le département de lettres classiques dont il a la charge. Cette attaque en règle est notamment menée par un professeur français, la néfaste Delphine Roux (féministe pure et dure pourtant fatigué de son célibat…imaginez Aurélie Filippetti dans ce rôle et vous aurez une image assez fidèle de Delphine Roux). L’action se passe durant l’affaire Monica Lewinski. On assiste donc à un déferlement contre M. Silk qu’il faut mettre en parallèle avec l’action du procureur Kenneth Starr à l’encontre de Bill Clinton.

Ce roman est l’exacte description de ce qui se passe en ce moment à l’encontre de Georges Frêche. Ce qui est marrant est que ce livre a reçu un accueil critique de la presse assez remarquable et à juste titre (Prix Médicis du meileur roman étranger), à mon avis, par les mêmes qui aujourd’hui fustigent les propos de Frêche. Dans les critiques, nos mutins de panurge* prennent la défense du pauvre Silk contre ces procureurs de bas étage qui cherchent à lui nuire, tout en fustigeant les dérives de Kenneth Starr, procureur honni issu de la droite américaine la plus réactionnaire, duquel aujourd’hui ils ont pourtant l’exact même visage.

On dit souvent que la réalité que dépasse la fiction, dans notre cas la fiction précède la réalité et c’est aussi là, je pense, un critère pour définir un grand écrivain. écrire ce qui va se passer, des prémonitions ou plus prosaïquement sentir l’époque et la devancer. Tout ce qui se passe aux États-Unis arrive en France dix ans plus tard. En voilà une autre illustration, la Tâche a été publiée en France en 2002.

Cherea

*© P. Muray

28
Jan
10

Notre époque

« On commence en voulant le bien et on finit en faisant le mal. La disparition du droit divin des rois qui aurait dû permettre un sensationnel développement du bonheur des peuples a laissé la place à l’empoignade des égaux, l’imitation féroce entre soi, l’étouffante anxiété des rivalités mutuelles. La montée du public actif qui veut se faire admirer et s’exaspère de ne pas l’être, exige qu’on l’applaudisse et s’aperçoit qu’il n’y a plus personne pour applaudir parce que tout le monde est grimpé sur scène; ce qui fait monter d’un cran l’énervement du public, candidat au vedettariat impossible pour cause de disparition du public. Et ainsi de suite. »

P. Muray, le XIXème siècle à travers les âges, page 67 éditions tel Gallimard.

27
Jan
10

Casting X pour politiques

Il n’y a plus aucune pudeur: Le mot des vingt premières années de ce XXIème siècle dans lequel je suis amené à évoluer est TRANS-PA-REN-CE. Transparence par-ci, transparence par-là…cette nouvelle idéologie implique donc que chacun se déleste de sa pudeur, montre tout en tout temps. Cette transparence s’applique à tous et à tout le monde si bien qu’on peut arriver au paradoxe suivant, une bonne femme se ballade en burka et entretient quotidiennement son compte Facebook. Transparence sur les salaires, le premier syndicaliste va te raconter que le salaire de Proglio est indécent, comme peut l’être une femme à poil dans la rue, mais ce même syndicaliste ( je parle des types haut placés dans l’organigramme du syndicat) rechignera à donner son salaire, ses avantages, ses notes de frais et tout ce qui pimente son quotidien au frais du travailleur. La dernière indécence, au niveau politique entends-je fut cette saloperie de Lipdub (notez comment des mots désignant la même chose sont peu à peu évinvés du vocabulaire, on disait playback il y a quelques années et encore avant le terme de doublage me semblait tout indiqué) des pontes de l’UMP. Quelle indécence, et pourtant les gens en redemandent et plus on est indécent, plus on gagne en popularité. Que serait Paris Hilton sans sa vidéo privée, sex-tape comme on dit désormais?

La sex-tape sera la prochaine arme des spin-doctors ( nouveau mot de plus en plus diffusé alors que le communicant est tout aussi approprié). Une vidéo d’une femme politique ou d’un homme en plein ébat sexuel sera fuitée par une source inconnue, diffusée sur le net… et alors nos électeurs-internautes voteront en fonction des capacités sexuelles de ces futurs gouvernants et du plaisir et du rire éprouvés à la vision de cette sex-tape.

Je vais me transporter dans le temps, visionner la blogosphère et la videosphère afin de vous dévoiler ce que vous pourrez voir dans dix ans. Je me limiterai aux femmes politiques françaises.

Vidéo Aurélie Filipetto:

Femme de gauche et libérée, tel qu’elle se décrit, Aurélie Filippetto n’hésite pas à assumer ses fantasmes et puisqu’elle se considère comme une femme transparente, elle n’a pas hésité à mettre sur son blog interdit au moins de quinze ans, âge légal du droit de vote en France en 2020, une sex-tape, nouvel outil de communication qui fait fureur, une vidéo dans laquelle on la voit en compagnie de son compagnon Thomas Piketto subir une séance d’humiliation et de SM lors de laquelle les deux prennent plaisir, tant Piketto en provoquant les souffrances que sa femme qui les reçoit. Dans cette vidéo on voit donc Thomas Piketto frapper sa compagne, gentiment, à coups de martinet et utiliser des objets volumineux comme source plaisir.

Vidéo Ségolène Rayol:

Le sourire de Madame Rayol a été analysé par M. Murray. Nul besoin d’y revenir. Malgré son positionnement à gauche, une gauche largement de façade, Madame Rayol a des réflexes de sainte nitouche qui transparaissent dans ses pratiques sexuelles. Afin donc de refléter cette rigueur morale, Madame Rayol a choisi une vidéo assez déconcertante. En effet on peut voir Madame Rayol, dans sa tenue maculée Paul Ka, assise sur un canapé en cuir avec un gant de chirurgien en train de masturber un monsieur un peu flasque, dont le sexe est recouvert d’un préservatif. Cette vidéo postée sur le blog du conseil régional de Poitu-Charente n’a pas rencontré un grand succès.

Vidéo Rachida Doti:

La scène se déroule dans une suite d’un palace. Madame Doti, vêtue de dessous Chanel et de bijoux Cartier est allongée sur une table. Autour de cette table une dizaine d’hommes en smoking et chacun portant un masque vénitien. La scène fait étonnament penser à Eyes Wide Shut, dont le communicant, fan de Kubrik, dit s’être inspiré pour réaliser cette scène. La dizaine d’hommes, donc, passe un par un sur Madame Doti. Le dernier acteur ayant achevé sa besogne, on peut voir un gros plan sur Madame Doti et alors, elle déclare « J’ai l’habitude, comme cela on ne saura pas qui est le père »

Il y a encore nombre d’autres vidéos dans lesquelles ont peut voir les ébats des femmes et des hommes politiques. Parmi lesquelles, Roselyne Bochelat qui pour convaincre un médecin de prescrire des produits d’un laboratoire pharmaceutique n’hésite pas à faire montre de ses charmes. On peut également voir Gigou qui s’enferme un week-end dans une prison de haute sécurité. Martine Daubry, elle, afin de caresser dans le sens du poil sa base électorale locale, a tourné une sextape dans une cave d’une cité lilloise en compagnie de nombreux barbus…Roma Yode, briguant la présidence sénégalaise est l’héroïne d’une vidéo réunissant les codes culturels de son pays.

Ceci n’est évidemment que pure fiction et pourtant appelée à devenir réalité.

Cherea

26
Jan
10

Dernières lectures et cinéma.

Peu de temps en ce moment…mon boulot, ma chérie, le sport, les sorties, les lectures, bref la vie…

Je lis le soir, en attendant que ma chérie prépare le repas et avant de dormir jusqu’à ce que mes paupières se ferment. Lire jusqu’à s’endormir, voilà un bon moyen d’attendre le marchand de sable. Le dimanche c’est cinéma, alors n’ayant rien d’intéressant à dire, et voyant chuter inexorablement les statistiques de mon blog, j’ai donc décidé de vous parler de mes dernières lectures et des films récemment vus au cinéma.

Depuis le début de l’année, je dévore littéralement les polars. Alors dans l’ordre, Arnaldur Indridasson: La femme en vert, L‘homme du lac. Voilà un homme qui ressemble à son pays, même si je l’ai jamais visité. Disons qu’il correspond à l’idée que je me fais de l’Islande. C’est froid, c’est lent et plein de dignité. On suit un flic, un commissaire solitaire du nom d’Erlendur. On apprend beaucoup sur l’Islande. Donc la narration, toujours la même en tout cas dans ces deux-là. On retrouve un vieux corps et alors Erlendur mène l’enquête. Puis en flashback, on revient au temps du crime jusqu’au moment où les deux narrations se confondent. C’est bien fait, pas un grand souvenir. Bref les polars qui viennent du froid.

Dans le même genre, mais avec les spécificités suédoises on a Henning Mankell, c’est bien foutu. C’est plus sanglant et plus noir, donc cela a ma préférence. Récemment, j’ai lu Les morts de la saint Jean et Le guerrier solitaire. Le problème de Mankell, c’est que dans chacune de ses histoires il rajoute une dose de moraline au goût insipide. Je le recommande davantage que Indridason.

Ensuite, j’en avais marre des auteurs de polars venus du froid, alors je suis revenu à des bons gros auteurs américains. J’ai donc pris Connelly. Je n’étais pas fan, je ne le suis toujours pas. Los Angeles, un inspecteur solitaire Harry Bosch qui mène l’enquête. Echo Park, Le dernier coyote et Les égouts de Los Angeles sont d’assez bons romans. Bonnes enquêtes, assez sanglantes…

J’avais commencé Le XIXème siècle à travers les âges de Ph. Muray, dont le début est assez stupéfiant. J’ai dû momentanément interrompre ma lecture pour des raisons pratiques. L’intensité de la réflexion, la rapidité de la pensée font que je ne peux mener une lecture attentive dans mon lit avec le crayon et le stabilo nécessaires. J’ai donc remis cette lecture à plus tard, que je retrouverai avec grand plaisir.

Nick Tosches, maintenant, j’avais débuté avec Trinités, roman qui m’avait absolument passionné. Mafia italo-américaine et triades chinoises s’affrontent pour la mainmise du trafic de drogues sur le marché américain. C’est un voyage incroyable qui va de New-York à la Thaïlande en passant par l’Italie…Une lecture hautement recommandée pour ceux qui aiment bien les histoires de truands et de géopolitique, le tout écrit dans un style délié et légèrement nonchanlant en alignant une somme de faits qui donne un putain de souffle à ce pavé. Comme j’avais aimé, j’avais enchaîné, il y a quelques années avec La religion des ratés qui comme l’indique son titre est assez raté. Donc j’avais délaissé cet auteur; au détour d’un rayon occasion chez Gibert au mois de décembre de l’année dernière, je suis tombé sur son Dino. Acheté, emballé, c’est pesé. J’ai commencé la lecture il y a deux jours et cela part très fort. C’est donc une biographie de Dino Crocetti, plus connu sous le nom de Dean Martin, mais c’est aussi et surtout un roman historique sur l’Amérique triomphante du XXème siècle avec en toile de fond la carrière de Dean Martin. Énormément de faits, d’histoires et d’anecdotes qui aujourd’hui semblent impossibles. Lecture vivement conseillée.

Voilà pour les lectures. Au cinéma, j’ai vu Bad lieutenant, mais pas le mythique avec Harvey Keitel mais le remake tout pourri avec Nicolas Cage. N’y allez pas c’est nul. Je ne mets même pas la bande-annonce sur mon site. Un lien est largement suffisant. Mais pour le plaisir, mettons un peu de Mr. Keitel sur ce modeste blog.

J’ai aussi vu A serious Man, le dernier film des frères Coen. C’est drôle, brillant par moment, mais on sort un peu frustré. Il manque un bon quart d’heure au film, certaines histoires sont déroulées sans arriver à leur fin. Avant d’y aller, il faut un bac + 8 en humour juif sinon, vous risquez d’être perdu comme j’ai pu l’être. En effet, ils ont fait un film qui s’adresse d’abord aux juifs et les goys, comme moi, peuvent avoir des difficultés à comprendre la totalité du propos. C’est un peu comme, mettons un film comme le père noël est une ordure ou les bronzés qui montrés aux Etats-Unis risquent de laisser désarmés les spectateurs. C’est exactement cela A Serious Man, avec néanmoins quelques scènes d’anthologie.

Sinon, dernière merde vue, c’est le ruban blanc, la dernière palme d’or. Je n’ai quasiment rien pigé. La moitié de la salle dormait et l’autre hésitait à se barrer mais c’est toujours délicat de se tirer lors de la projection d’un film considéré comme un chef d’oeuvre et qui vient de recevoir coup sur coup La palme d’or et le golden globe du meilleur film étranger. Des plans douze fois trop longs. Le réalisateur réussit à instaurer une ambiance et la narration avec la voix off n’est pas dégueulasse mais si vous pouvez éviter, faites-le surtout que le propos final du film est grosso modo « Voyez comment une éducation chrétienne trop rigoriste donne trente ans plus tard des méchants nazis « . Rien de nouveau sous le soleil.

Donc voilà mes dernières consommations culturelles, j’espère que certains y trouveront matière ou que j’aurai réussi à vous éviter certains écueils.

Je suis passé à la Fnac de Madrid, il n’avait pas Underworld USA de James Ellroy. Pas un mal, je ne sais pourquoi mais j’ai l’impression qu’après la lecture de ce livre, j’aurai tourné une page de ma vie pour entrer dans une nouvelle ère. Mais encore envie de prolonger celle-ci quelques semaines de plus.

Cherea

Addendum: Alors que je relisais cet article avant la mise en ligne, j’écoutais en même temps France Inter avec Pascacle Clarke qui avait pour invité Lilian Thuram pour le bouquin qu’il vient de commettre. Alors je cite le philosophe à lunettes qui a sorti des poncifs,  » Il faut trouver des stratégies qui obligent à provoquer un changement d’imaginaire », « Non, il n’ y a pas de différences, c’est ce que je dis à mes enfants, il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles ». Bon ce qui me fait marrer est qu’il parle de peuple noir comme s’il y avait un peuple noir uni…puis aussi dans son bouquin Mes étoiles noires, ce grand pourfendeur de l’esclavage, met en avant un pharaon noir.Quid de l’esclavage dans la Haute-Égypte, connard?

21
Jan
10

Faux rappeurs et vrais imposteurs…Lilian Thuram…Invictus

Vite, Vite, donnez votre argent pour Haíti…participez au concert présenté par Jamel Debbouze avec comme participants Kery James, Stomy Bugsy, Diam’s, IAM, 113, et autres troubadours…comme Biolay…Marrant qu’Akhénaton qui vient de dénoncer le racisme latent des Français en appelle à leur générosité pour aller aider des Noirs…

Marrant que des types qui ont fait toute leur carrière sur du pauvre gangsta rap importé des États-Unis en balançant dans leurs lyrics des « sale pute », « je pense qu’à ma gueule, je veux du gent-ar »…bref les mêmes types qui se la pétaient super individualistes et bien ils vont aller pousser la chansonnette pour ramener du gent-ar pour Haiti.

Messieurs, un peu de sérieux, qui est encore dupe, si vous voulez être un peu crédibles, avoir un peu de cette « Street Cred » tant vantée par les vrais gangsters qui font du rap et bien écrivez une chanson du genre  » je m’en bats les couilles d’Haïti, je vends du teshi et saute les dékisse et sur ta fille je pisse », voilà un truc qui a un peu de gueule. Essayez d’avoir de la suite dans les idées, verrait-on 50cent ou Eminem ou n’importe quel rappeur un peu sérieux sur le créneau du Gangsta rap faire sa retape en allant chanter pour ramener de l’argent pour des pauvres pèlerins paumés sur une île? On le savait mais on le dit clairement, les rappeurs français n’ont de gangster que le nom et de rappeur aussi que le nom…Ils en ont autant à foutre d’Haiti que le tôlier de ce blog, que je conseille d’ailleurs.

Lilian Thuram…je commence à le vomir…ça faisait déjà un moment…mais là ça en devient insupportable, comment un tel type peut avoir une telle publicité alors que James Ellroy n’a fait que quelques pauvres apparitions? Je vous renvoie au dernier article du monde dans lequel Lilian Thuram ose balancer qu’il faut aller vers une « République post-raciale », singeant ainsi Obama, concept redondant et vide de sens puisque la République n’a jamais été fondée sur une race… enfin…bref  lui et ses confrères , qui masquent leurs failles intellectuelles sous des lunettes, en appellent à une société multi-culturelle comme dans les pays anglo-saxons…et bien allez vivre aux Etats-unis ou au Canada ou au Royaume-uni, putain il y a assez de pays anglo-saxons pour éviter d’en créer un autre et garder notre singularité française…

Invictus, malgré les conseils du nihiliste romantique, je ne suis pas sûr d’aller le voir, plusieurs raisons à cela: J’ai toujours trouvé que mélanger sport et politique était quelque chose de malsain…comme on nous l’a dit et répété, rappelez-vous des J.O. de Berlin et de tout le bordel…quand Hitler manipule le sport pour son profit politique, c’est mal…quand c’est Mandela qui fait pareil c’est bien…toujours ce deux poids deux mesures qui me fait autant vomir…et puis c’est aussi lié à un souvenir personnel…coupe du monde de rugby en Afrique du Sud…en 1995, Jonah Lomu qui fracasse et marche sur les Anglais et la France qui joue les Springboks en demi-finale et qui perd mais il faut dire qu’elle jouait à la fois contre l’Afsud et aussi contre l’arbitre…lors de cette partie l’arbitre a largement avantagé les Sud-Africains…je ne dis pas qu’il a été payé…mais je ne dis pas qu’il n’a pas été payé non plus…tirez-en la conclusion que vous voulez…j’aurai bien aimé qu’on voie dans ce film Mandela corrompant les arbitres,éreinter la statue du Commandeur…c’est cela la classe…voilà ce que ferait un vrai iconoclaste…Mais j’irai sûrement le voir pour Clint…

Cherea…

19
Jan
10

1984 et le coeur du communautarisme.

Il y a quelques passages de bravoure dans 1984, bien entendu l’épilogue sur la novlangue mais également un passage où un type raconte que son boulot est de réécrire les journaux d’hier à l’aune d’aujourd’hui faisant donc honneur à la maxime du mémorial de Napoléon, « l’histoire est un mensonge que nul ne conteste ».

Donc pourquoi je vous parle de cela, tout simplement parce que les socialistes espagnols qui s’appellent le PSOE (Partido socialista obrero español) ont fait passer une loi qui oblige les villages, les communautés, bref tout ce que vous voulez à effacer les traces de Franco. On a donc des petits bleds paumés avec des vieilles et des vieux qui vont perdre leur place. Ensuite j’imagine que l’on va effacer les quarante ans de l’ère franquiste des livres d’histoire et voilà, out est beau, tout est bien…l’Histoire est un long fleuve tranquille…

Bon j’imagine que l’on a fait la même chose en France avec Pétain…mais on pouvait et on devait avoir honte de lui…donc…on peut comprendre…Les Espagnols doivent-ils avoir honte de Franco? Personnellement je ne le pense pas, il n’y a pas eu de succession familiale…cela a accouché de la démocratie…à vous de juger…je sais que l’on a pas mal d’avenues Lénine dans la banlieue rouge, des Staline, je ne suis pas sûr, en tout cas il y en a en Russie…ex-URSSS…alors pourquoi les Espagnols n’osent-ils pas affronter leur histoire avec calme plutôt qu’avec panique…et comme un honteux secret de famille…




Bon, sinon, voilà ce qui m’est arrivé samedi…Ma chérie et moi on va picoler dans un bar de mon quartier, sachant que j’habite en plein quartier gay de la capitale espagnole…donc on se retrouve dans le bar (ma chérie est une fille chic et classe qui aime jouer les bobos, vous voyez le genre…), du bruit partout dans le troquet…et ça crie et des rires haut perchés…et le serveur nous place dans un coin et à ma gauche un groupe de six gays, aucune équivoque là-dessus, mais qui surtout était muet. Donc pour s’asseoir à cette table, il fallait avoir entre 40 et 50 ans, être gay et muet, ce qui fait beaucoup de conditions à réunir…je dois vous avouer que je ne sais pas trop de quoi parlent un groupe d’homosexuels, maintenant je sais, bien que je ne comprenne pas le langage des signes et il y en a qui sont universels…devinez lesquels…




Cherea

14
Jan
10

La nouvelle livraison de Libération

Décidément question reniement et trahison Libération est bien la première des salopes, une femme à soldats dans un bordel sur le front de l’Est, un truc du genre…je me demande bien pourquoi alors je m’échine à faire un nouvel article sur le sujet…peut-être parce que je n’ai rien à dire…Tremblement de terre en Haïti…c’est malheureux, triste et tous les médias en font leurs gros choux pour le moment, chaîne de la solidarité…tout le bordel…on connaît la chanson et puis d’ici deux semaines, plus rien, plus un mot…c’est malheureux mais tout le monde s’en tape de Haïti, personne n’y va en vacances c’est pas touristique pour un sous…c’est corrompu, c’est pauvre, bref c’est pas comme la Thaïlande…bon tout cela pour revenir sur les renoncements de Libération qui essait de nous vendre ces fictions pour des faits, quand les libraires rangeront-ils ce produit dans la rangée des romans…

Premier article, en résumé un type s’offusque de ce que La République française applique la loi et ait lancé un avis de reconduite à la frontière pour son frère. Bon c’est triste et tout, je veux bien, mais tant que Libération et toute la clique gauchiste traiteront des cas particuliers pour en faire des cas génériques…ils continueront de susciter un rejet…bon ce qui est drôle dans cet article c’est la déclaration du type, parfaitement intégré précise le canard, qui dit:

« J’ai vite compris qu’il fallait que je fasse un effort d’intégration. D’abord, l’apprentissage du français. J’ai travaillé mon accent. Je regardais tous les soirs le journal de Patrick Poivre d’Arvor pour la culture générale. Au bout d’un an, mes profs croyaient que j’étais Français. »

Voila la justification des journalistes de Libération, qu’un tel canard fasse l’éloge de TF1 a quelque chose de savoureux, journal qui n’a eu de cesse de vilipender le journal de 20 heures de la première chaîne, notamment lors de la campagane présidentielle de 2002, mais puisque c’est Momo qui la regarde c’est bien…Si c’est moi qui regarde je suis un gros beauf raciste mais Momo qui fait pareil est un type intelligent et cultivé.

Maintenant pour apprendre le français, on regarde le JT de TF1, pourquoi pas, je recommande plutôt la lecture de L’étranger au départ et ensuite du Balzac et tous les classiques du XIXème et XXème…voilà comment on apprenait le français au siècle dernier et puis pour la culture je conseille plutôt l’audiovisuel public…malgré leur idéologie qui sue le pourri et le ranci à tous les étages…Assez hallucinant ce deux poids deux mesures permanent, ce que fait Momo est parfait, si je fais exactement la même chose, c’est mal…

Que Momo qui a appris le français en matant le JT de TF1 pendant un an parle tellement bien la langue de Molière que ses professeurs croient qu’il est français laisse songeur quant au niveau de langue des jeunes français…

Voilà pour cette article, deuxième saloperie du jour…ce sondage…55% des Français sont favorables au vote des étrangers hors UE en France…ça laisse pensif et je me demande qui est sondé?

Sinon, je n’ai pas encore pu mettre la main sur Underworld ,USA…encore un petit mois au plus et enfin je l’aurai…

Il a été question des personnalités préférées des Français alors je vais envoyer les miens: Raymond Domenech, Jacques Dutronc, Françoise Hardy, le type qui a buté le chien de Bedos, Solal Sarkozy, Mélanie Laurent, Jacques Audiard, Niels Arelstrup, Éric Zemmour, François Guérif, Thierry Henry, Pinault, Houellebecq,  Gasquet, Albaladejo, Thierry Roland, Lièvremont, René Girard, Jean d’Ormesson, Fillon, Pr. Cabrol, Chirac, de Kersauzon…

Pas beaucoup de femmes, j’avoue mais bon… c’est une liste très courte…

Voilà…

Cherea