03
Déc
09

La route

Je me suis couché très tard cette nuit….

Je suis arrivé à la maison vers 19 heures. J’avais rendez-vous avec un bricoleur qui devait régler les quelques menus problèmes post-déménagement…Mon nouvel appartement encore peu meublé, je n’avais que des livres à portée de main…

Ainsi pris-je La Route de  Cormarc McCarthy. Je ne pus le lire d’une traite, ma chère revint, il fallut aider le bricoleur, préparer le repas…faire la vaisselle, tenter de réparer la machine à laver…

Je me mis donc au lit vers minuit, 150 pages restant à lire…

Je ne pus m’en défaire…

L’histoire: Le monde que nous connaissons n’existe plus. Un évènement indéterminé a détruit la quasi-totalité des espèces vivantes. L’atmosphère est remplie d’une cendre…qui rend tout effort physique insupportable…Il n’ y a plus rien à manger depuis des années…et enfin des hardes de survivants se sont regroupées tuant et mangeant tout ce qui peut avoir valeur nutritive …humains compris…

Au milieu de cette réalité, un homme et son fils parcourent une route, la route, vers un sud, que le père imagine meilleur…pour les accompagner sur cette route, un caddie rempli de leurs seules richesses, le strict nécessaire…une bâche qui les protège de la pluie lorsqu’ils dorment…et un revolver avec deux balles…

De nombreuses péripéties marquent leur route, mais c’est surtout un huis-clos plein d’émotions, de crispations qui empoigne le lecteur…

Je ne pourrai pas en dire beaucoup plus, la lecture est encore trop fraîche, si ce n’est que c’est probablement le roman le plus abouti sur le thème de la relation père-fils (tout comme L’empereur du Portugal de Lagerloff est le roman le plus abouti sur le thème de la relation père-fille…)…il y a beaucoup de thèmes traités encore…je ne les dévoilerai pas tous…dont ceux du dernier homme, du mal, de la transmission…et celui de la mission…roman universel et pourtant si américain…

l’écriture est sèche comme la cendre et cependant magnifique…

 » Il n’y a pas de Dieu et nous sommes ses prophètes ».

Je vous renvoie sur la Zone de l’impeccable Stalker pour des critiques plus détaillées.

PS1: Le film vient de sortir, aucune idée de sa valeur…

PS2: Je pense l’avoir lu trop rapidement, il faut prendre un peu plus de temps qu’une nuit pour apprécier l’écriture et se laisser pénétrer par l’atmosphère…un peu comme un bon vin que l’on déguste et non que l’on boit d’une traite.

PS3: je vais prendre la version originale et la lire, ce sera une des mes trois lectures en langue anglaise de l’année.

PS4: L’édition de poche sur la quelle j’ai mis la main est un désastre, un nombre incalculable de coquilles….

Cherea


4 Responses to “La route”


  1. 03/12/2009 à 13:58

    Heureux, cher ami, que vous ayez aimé ce roman superbe ! J’en ai parlé il y a quelques mois. si je vous mets le lien, ce n’est pas tant pour me pousser du col que parce que lui-même contient un lien qui vous renverra sur l’article d’Ygor Yanka sur ce même roman.

    http://didiergouxbis.blogspot.com/2008/07/la-route-cormac-mccarthy.html

  2. 03/12/2009 à 15:05

    J’ai bien l’impression que ce roman qui a récolté le succès et les honneurs sonne l’arrivée d’un nouveau thème récurrent en littérature. Avec ces conneries d’apocalypse en 2012, notre planète qui se dégrade, cette perte de confiance envers l’homme, les romans ayant pour cadre ou thème le post-apocalyptique pulluleront dans les prochaines années…

  3. 3 cherea
    03/12/2009 à 15:13

    Bonjour Cdlarousse,
    Vous faîtes fausse ROUTE, c’est le cas de le dire…
    le thème de l’Apocalypse n’est pas neuf même s’il y a un regain d’intérêt avec la sortie de ce que je pense ètre un navet…
    La Route est un roman magnifique et le thème n’est pas celui de l’Apocalypse mais bien de ce qui se passe après…
    De plus, le thème de l’apocalypse, nous le vivons tous les jours…on pense au 11 septembre 2001, ou au cataclysme nucléaire qu’a frôlé la Terre lors de la Guerre Froide…et enfin c’est un des thèmes de notre héritage Judéo-Chrétien…
    Et surtout n’oubliez pas, chère amie, qu’Apocalypse signifie Révélation…
    Cordialement,

    • 03/12/2009 à 15:49

      Je ne cherche pas à diminuer ou à dénigrer ce roman.
      Je n’ai pas non plus dit qu’il abordait le thème de l’apocalypse, j’ai plutôt parlé de « cadre » post-apocalyptique.

      Je sait également que l’imaginaire autour de la fin du monde n’est pas neuf…On y pense depuis que l’on existe.

      J’ai juste l’impression que la concordance de produits culturel tels que ce roman, des séries télévisées telles que « life after people » qui se veut un genre d’anticipation de ce que sera la terre après la disparition des humains 100 ans 1000 ans 10 000 ans plus tard… Que l’omniprésence des réflextions sur notre futur en terme d’environnement va peut-être pousser les créateurs à adopter ce thème de plus en plus.

      L’avenir me dira si je fais fausse route.

      Mais il y a quelques jours à peine j’apprenais qu’une pièce de théâtre ayant pour cadre un monde post-apocalyptique allait être montée…

      Oui, il y en a toujours eu, mais cela ne m’étonnerait pas que cet imaginaire soit plus présent dans un avenir rapproché…


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