16
Oct
09

El premio Planeta…

C’est la saison des prix et bientôt celle des pluies (oui je sais c’est pourri…). Après les blagues du prix Nobel, qui doit être un prescripteur de tendance en la matière, est tombé en Espagne le lauréat du prix Planeta. Prix littéraire créé et décerné par le plus grand groupe d’édition espagnol, le groupe Planeta pour ceux qui n’auraient pas saisi. Donc, vous allez me dire, bon qu’est-ce qu’il veut celui-là…? L’originalité du Prix Planeta est qu’il jouit d’une certaine réputation…ce qui est assez bizarre…étant donné l’identité de celui qui organise ce grand raout…c’est un peu comme si en France un prix littéraire nommé par exemple le Prix Hachette littérature…avait la fama…comme on dit en Espagne mettons d’un prix Goncourt, ou d’un Prix Femina… non que ces prix soient plus honorables en coulisse, en tout cas le sont-ils en surface… Un peu d’hypocrisie pour garder les apparences, rien de tel…

Donc, la particularité de ce prix est qu’il est sacrément doté… 601 000 euro pour le vainqueur et 125 000 euro pour le finaliste… Il a donc été décerné hier, date officielle de la remise de ce prix… et le vainqueur est:

Angéles Caso pour son roman Contra el viento. Dont acte, je ne la connaissais pas, félicitations Mme Caso. Maintenant, intéressons-nous à son roman, voici comment il est décrit dans la presse:

« La novela ganadora narra la historia de una joven de Cabo Verde que, después de muchos infortunios, emigra a Europa, donde primero en Portugal y luego en España la vida no deja de maltratarla. »

Je traduis (mot à mot): « le roman vainqueur raconte l’histoire d’une jeune femme  du Cap Vert qui, après beaucoup de malheurs, émigre en Europe, d’abord au Portugal puis en Espagne mais la vie continue de mal la traiter »…

Décidément, originalité, originalité… apparemment… les prix français sont également prescripteurs de tendance…bon… j’avoue c’est un prix de derrière les fagots mais tout de même… Il y a deux ans, Olivier Adam a reçu le Prix du roman de Francetélévisions pour avoir commis À l’abri de rien qui raconte l’histoire… de… je te le mets dans mille Emile…

« Marie, mère de deux enfants et mariée à Stéphane, mène une existence monotone dans une ville côtière du Nord. L’héroïne se sent perdue et désabusée, sa seule joie réside dans sa famille, et surtout ses enfants. Un jour alors qu’elle rentre chez elle en voiture, elle croise sur la route les « Kosovars » ces immigrés venus de l’Est et du Moyen-Orient désirant passer en Angleterre clandestinement. Petit à petit, elle fait leur connaissance et entreprend de les aider jusqu’à en délaisser sa propre famille. Au fur et à mesure que le roman progresse, Marie devient de plus en plus dépassée par ses sentiments… »

Roman dont est tiré le film Welcome avec Vincent Lindon et qui a fait réagir l’inénarrable baltringue d’Eric Besson.

Bon, tout cela pour dire que si vous voulez gagner un prix littéraire, la meilleure recette est la suivante:

Avoir une bonne gueule et écrire un roman sur les drames de l’émigration…

J'ai une bonne gueule... j'écris sur le drame de l'émigration...j'ai tout compris

J'ai une bonne gueule... j'écris sur le drame de l'émigration...j'ai tout compris

Moi aussi j'ai tout compris...je suis assez jolie...et j'écris sur le drame de l'émigration...

Moi aussi j'ai tout compris...je suis assez jolie...et j'écris sur le drame de l'émigration...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, après je ne peux rien dire de l’écriture, du style et tout le reste, je ne les ai pas lus et n’en ai pas l’intention… Si vous l’avez fait, faîtes m’en part…Mais rien que la redondance de ce sujet commence à me saouler… très fortement…

Cherea…

 

PS: ma chère et tendre lit en ce moment Marc Lévy, malgré toutes les critiques que j’ai pu émettre, alors que je n’ai jamais rien lu de lui…ce qui est mal… j’en conviens…alors j’ai décidé de me lancer…et de lire Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites très prochainement. Je vais donc le lire avec l’oeil le plus neutre du monde et vous en rendrai compte.


3 Responses to “El premio Planeta…”


  1. 16/10/2009 à 13:49

    Faut vraiment l’aimer pour en arriver là (ou las ?)

  2. 16/10/2009 à 15:51

    N’empêche qu’elle est tout de même pas mal, la Angèles. On la sent « bonne sous l’homme », quoi. Et, tant qu’à faire, puisqu’on ne lira pas ses déjections, autant qu’elle soit regardable dans les magazines people, non ?

  3. 16/10/2009 à 15:51

    Pour Lévy : condoléances anticipées…


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