Archive pour 13 octobre 2009

13
Oct
09

Quid de la dernière fois?

Didier Goux a innové en lançant une chaîne où quelques privés doivent raconter leur première fois. C’est là un thème intéressant mais également très classique. Dans le même univers, je n’ai lu que très peu voire aucune chose quant à la dernière fois. Pas la dernière fois avant la prochaine…

Je parle de la vraie dernière fois. De la dernière fois où l’on touche le corps aimé ou non. Déjà en a-t-on conscience? Aux exceptions du condamné à mort à qui l’on a accordé sa dernière volonté charnelle, du type qui se suicide après avoir tiré sa crampe, ou du type qui fait voeu d’abstinence… À ces exceptions particulières, a-t-on conscience de notre dernière fois, que l’on peut appréhender en sentant le poids de l’âge, la dégradation de plus en plus tardive de son corps. Et surtout s’en souvient-on? Imaginons, un homme à l’aube de sa mort, il se souviendra de sa première fois…en sera-t-il de même de sa dernière fois? Je n’en sais absolument rien. J’imagine que non car l’horizon humain est infini, la date de notre mort est inconnue…

Si certains ont connaissance d’écrits littéraires qui parlent de cette dernière fois-là, je suis intéressé pour qu’il m’en fasse part.

 

Cherea

13
Oct
09

Le CINEMA français…

Dimanche, je suis allé au cinéma avec ma chère et un couple d’amis à elle que l’on pourrait qualifier de bobos sans trop se forcer. Le premier souci a donc été de trouver un accord sur le film. Il n’y avait pas grand chose et trois films étaient en lice:

  • Agora, la superproduction hollywoodienne de Amenabar, un péplum.
  • El soplon, (The informant), le film de Steven Soderbergh avec Matt Damon.
  • Paris, le film de Cédric Klapisch avec Romain Duris, Lucchini, Binoche…

J’avais fait mes choix: en premier lieu, the Informant, en deuxième Agora et voilà. Je ne voulais surtout pas aller voir Paris. Nous nous promenions dans la rue alors que ma chère réglait les détails du rendez-vous par téléphone avec ses amis. Ils cherchaient à réserver les places sur Internet et voilà que la réponse arrive: « Il n’y a pas de séance à l’heure que l’on peut pour The Informant et la séance pour Agora est pleine, il ne reste que des places pour Paris, ça te va? ».

Ne voulant pas passer pour le rabat-joie de service. Je ne répondis à ma chère qui connait le dicton « qui ne dit mot consent » et donc elle donna le signal. Après qu’elle eût raccroché, je lui dis clairement mon sentiment « c’est le typique genre de films français de merde, où ça n’arrête pas de parler, où il va y avoir des histoires d’injustices sociales, d’amours… » bref la merde pour bobos parisiens…dont le titre est très très évocateur et là ça ne manqua pas « tu fais chier à toujours tout voir en noir, tu es un mec blasé »…. »mais non, je ne suis pas blasé, ce film je l’ai vu cinquante fois, la seule différence c’est le titre et les acteurs »… »arrête un peu… » « bon, je ne vais pas aller plus loin mais c’est comme les superproductions hollywoodiennes, c’est toujours la même histoire, une fois que tu en as vu un, tu les as tous vus…et bien là c’est pareil… »

Nous arrivons devant le cinéma. La salle était quasiment pleine. Il faut ajouter que le film n’est pas projeté dans une infinité de salles…

2h10 de merde intégrale pour Bobo...

2h10 de merde intégrale pour Bobo...

 

130 minutes plus tard.

Elle: « Moi j’ai bien aimé »

Moi: « Je te l’avais dit, c’était de la merde, pas besoin de se taper 2h10 de film pour le savoir… »

Elle: « bon, ok, t’avais raison, la prochaine tu choisiras le film… »

Moi: « Je te l’avais dit… »

Elle: « Ca va, c’est bon, est-ce que je t’ai saoûlé quand tu m’as emmenée voir District 9 »

Moi: « Bon, ok, j’arrête ».

Eux (l’autre couple de bobos madrilènes): « cétait pourri, ridicule, je me suis rarement aussi fait chier durant des films… »

Finalement, la race des bobos parisiens ne s’exporte pas trop, heureusement d’ailleurs…il y a tout de même des bobos qui ont encore un jugement sain.

Bon,

L’histoire: Romain Duris apprend qu’il a une maladie du coeur et que pour s’en sortir il doit subir une greffe. Sa soeur Juliette Binoche s’installe chez lui pour en prendre soin. L’histoire principale c’est cela. D’autres histoires qui n’ont absolument aucun lien les unes  avec les autres viennent se greffer sur cette histoire principale. Le pire est qu’il y a une quantité incroyable de scènes qui n’apportent rien au film et qui le diluent…Comme tout bon film bobo, nous avons l’histoire d’un maître nageur camerounais qui vient tenter sa chance en Europe et qui passe par la route, la mer…ce qui est hallucinant est que cette histoire n’est reliée à aucune autre dans le film… On a aussi François Cluset, qui joue le frère de Lucchini et qui ne sert à rien et dont est figuré à l’écran un cauchemar grotesque… Il y a également une scène de fête dans l’appartement de Duris qui ne sert à rien et qui est trente fois trop longue…Nous avons également quatre bourgeoises qui viennent s’encainailler dans le marché de Rungis et se taper quatre maraîchers qui vont se les faire dans la bidoche… puis également une boulangère légèrement raciste qui houspille allègrement sa nouvelle vendeuse d’origine maghrébine…bien gentille et bien travailleuse… et bien toutes ces histoires ne sont jamais reliées…

Finalement ce film ne vaut que par Fabrice Lucchini, impeccable comme toujours qui donne pétillance et humour à un film absolument nul.

Klapisch a essayé de faire un film à la Collision, qui lui-même était un film à la Short-Cuts et qui reste la référence ultime en termes de « film Chorale ».

Enfin, la question, quel film devrais-je aller voir la semaine prochaine??




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