Archive pour octobre 2009

30
Oct
09

À chaud…

Je viens de lire cet article sur lepost.fr. Qu’y lit-on?

On apprend qu’un employé qui a démissionné et dont ce devait être le dernier jour aujourd’hui a pris son fusil et a tué le patron de l’entreprise et son fils.

Les deux cadavres sont encore chauds que France info donne la parole à une déléguée proche du suspect qui a été arrêté et que dit cette brave dame, en résumé, ils l’ont bien cherché, c’est leur faute, ils mettaient trop de pression sur les employés…pas un mot de compassion pour les victimes et leurs proches…encore un exemple flagrant d’inversion des valeurs…les bourreaux sont des victimes…et puis si un type leur a tiré dessus et bien c’était un peu leur faute… tout de même…à croire que l’on devrait réintroduire la peine de mort pour les patrons qui oseraient demander à leurs employés de bosser un peu…

Mes plus sincères condoléances à la famille des victimes.

Cherea.

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30
Oct
09

Putain de Tsunami…ou comment j’ai raté la postérité.

Ca tient à rien, je vous dis… à quelques secondes…c’est une question de circonstances, d’être au bon endroit au bon moment…

Coluche serait-il Coluche s’il n’y avait pas eu ce putain de camion sur une route du Sud…James Dean l’éternel rebelle sans cause qui a la fureur de vivre si au volant de sa Porsche…il ne s’était fracassé sur un autre camion…

La légende, la postérité, il y a deux ou trois moyens…Accomplir de grandes choses, jeune avant trente ans de préférence et mourir en pleine gloire…ceux cités précédemment rentrent à peu près dans ce schéma…

L’autre moyen, c’est d’écrire sa légende…demandez à Napoléon, serait-il Napoléon sans le Mémorial…? Serait-il encore plus une légende ou un mythe s’il était mort les armes à la main, où s’il avait pris du poison…image ultime du romantisme…

James Dean serait-il James Dean s’il avait vécu jusqu’à mettons 75 ans, du bide, chauve et en vieille tante…pas sûr…

Bon je louvoie…j’amène le sujet…

26 décembre 2004, Tsunami en Asie du Sud Est, des centaines de milliers de morts…je parle de cet événement avec mon père, nous ne sommes pas plus touchés que cela…et puis on se fait la réflexion que dans le tas, il y doit bien y avoir quelques pédophiles qui ne vont pas réapparaître de sitôt…le positif dans la négatif, le yin et le yiang…

Donc, il ne faisait pas bon se trouver sur les plages thaïlandaises le 26 décembre 2004…sauf si…sauf si on recherche la postérité après une mauvaise vie…

Voilà comment F. Mitterrand a raté son entrée dans la postérité…il aurait dû se trouver en Thaïlande avec des boxeurs de quarante emportés par les flots impétueux…on aurait peut-être retrouvé son corps…

Il serait parti en Thaïlande l’esprit libre car il aurait remis à son éditeur le tapuscrit de La mauvaise vie

Donc F.M., emporté par les flots, on aurait appris sa mort et nous serions tous restés médusés…Jacques Chirac y aurait été de son éloge funèbre…il aurait presque l’habitude de prononcer les éloges des Mitterrand… l’éditeur sentant le coup aurait remanié quelques passages et supprimé les plus scandaleux… le livre serait sorti un petit mois après le 26 décembre 2004…et il aurait été adulé, acclamé, on aurait crié au génie littéraire et maudit les dieux de nous avoir enlevé un si grand écrivain qui fauché par la déferlante n’aura pu donner la pleine expression de son génie…La bibliothèque de la Pléiade aurait peut-être examiné son cas, on nous aurait repassé l’intégrale de son oeuvre sur France2…France Culture… on aurait appelé une rue Frédéric Mitterrand…

C’était l’entrée dans la Postérité assurée et puis mourir au bras d’un bel éphèbe sur les plages thaïlandaises, j’imagine qu’il y a pire mort pour F.M., mourir au coeur de son système, c’est Molière qui meurt sur scène…

Mais, non, rien de cela…il restera à jamais le type qui va faire du tourisme sexuel en Thaïlande pour payer des boxeurs de quarante ans…

Comme quoi la légende, la postérité, l’immortalité… ça ne tient pas à grand chose et comme dit Woody Allen:  » Je ne veux pas atteindre l’immortalité grâce à mon oeuvre. Je veux atteindre l’immortalité en en mourant pas. »

frederic_mitterrand_reference

Putain de Tsunami...si seulement j'avais été à Pattaya plutôt qu'à Jarnac...

 

 

Cherea.

28
Oct
09

Novlangue managériale

À peine arrivé au bureau que je trouve un prospectus dans mon courrier… c’est une pub pour un congrès à la con organisé par Sage…

le thème: l‘innovation, la clé pour mener le leadership avec succès en temps de changement (je ne sais pas comment il l’aurait traduit en Français, c’est une traduction mot à mot de l’Espagnol et plus exactement du Castillan).

Alors on apprend que le type qui va ouvrir le  Congrès (notez la majuscule, parce qu’il faut entendre ce congrès comme le Congrès de Versailles) n’est rien d’autre que le directeur de cabinet du ministère de l’industrie, du tourisme et du commerce espagnol. Pas mal le ménage…

Ensuite, les sujets abordés seront:

  • Innovation et  avenir des bureaux professionnels dans un nouvel environnement économique
  • Table ronde autour de l‘innovation, la clé pour mener le leadership avec succès en temps de changement
  • l’innovation en temps de changement…

 

Bon, on imagine déjà la conclusion, « en temps de changement comme aujourd’hui, rien ne vaut d’innover pour mener à bien son leadership avec succès et la meilleure solution pour mener à bien ces changements, c’est d’acheter les nouveaux logiciels Sage innovants »…

Je vais me renseigner pour savoir le prix de la journée qui finit à 14 heures.

 

Cherea.

27
Oct
09

Technique de drague

Il y a quelques années dans un bar de Lyon lors d’une soirée étudiante. Elle, déchaînée sur le podium de la piste, un déhanché d’enfer digne de Shakira, assez jolie sans être canon. Je m’approche.

Moi: tu bouges bien…

Elle: j’ai soif.

Moi: tiens, prends un peu de ma bière. Je m’appelle Cherea et toi?

Elle: devine…

Moi: donne la première lettre.

Elle: A

Moi: Amélie.

Elle: bien vu, comment tu sais?

Moi: J’ai des talents de divination, mon arrière-grand tante était gitane, j’ai hérité du don.

Elle: je ne te crois pas.

Moi: je te jure, pose une autre question.

Elle: Je viens d’où?

Moi: Toulouse.

Elle: putain, comment tu sais?

Moi: Je t’ai dit, je suis devin.

Elle: ok, j’ai quel âge?

Moi: 21 ans.

Elle: ok, ok, je fais quoi dans la vie?

Moi: Étudiante.

Elle: ok, j’étudie quoi?

Moi: tu fais Langues étrangères appliquées.

Elle: putain, tu es vraiment devin alors.

Moi: si je te le dis.

Elle: ok, et alors j’étudie quelles langues?

Moi: Anglais et Italien.

Elle: et pourquoi Italien?

Moi: parce que ta mère est italienne.

Elle commence vraiment à y croire puis une chose amenant l’autre, on s’embrasse. J’essaie de la convaincre de venir chez moi, elle hésite. Elle va parler avec sa copine qui habite en banlieue de Lyon, elles doivent prendre la voiture.

Moi: je te conseille de venir avec moi parce que si tu es dans la voiture, je vois un accident de voiture.

Elle: arrête, je ne te crois pas, tu dis cela pour que je vienne chez toi.

Moi: monte en voiture et tu verras bien ce qui va se passer.

Elle: dernier test, quel est le prénom de ma copine là-bas? Elle me montre une petite grosse. Tu ne trouveras jamais, continue-t-elle.

Moi: Donne la première lettre.

Elle: C.

Moi: Charline.

Elle se décompose.

Elle: c’est vrai le truc de l’accident de voiture.

Moi: c’est ce que je vois, après je peux me tromper…

Elle va parler avec sa copine. Elle revient.

Moi: bon, prends ton manteau, on y va.

Elle: qui te dit que je vais venir?

Moi: il me semble t’avoir dit que j’étais devin.

Elle prit son manteau et nous allâmes vers chez moi.

Je n’ai jamais su si elle avait gobé le truc du devin ou si c’était autre chose qui avait emporté sa décision.

Cherea.

26
Oct
09

Quelque chose de pourri au royaume de la sociale-démocratie…

Il faut toujours se souvenir des grands anciens et des génies intemporels qui en décrivant leur monde n´ont fait qu´écrire celui d´aujourd´hui…Ainsi Dante, Balzac…et consorts auraient mille fois leur place à notre époque…et Hugo alors, et Cervantés…alors…et surtout Shakespeare…

Il faut se souvenir mais aussi adapter leurs observations…ainsi vais-je adapter Shakespeare à l´usage d´aujourd´hui, dans Hamlet, il écrit « il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark », il avait raison à la considération géographique près…

Au contraire, je pense que le Danemark, c´est plutôt pas mal comme royaume, les Danois ont sauvé leurs Juifs pendant la seconde guerre mondiale, ont publié des caricatures et puis ont envoyé bouler Saint Obama lors de la désignation de la ville olympique pour 2016. Voilà un pays qui me plaît.

Tout le contraire de la Suède. Rappelez-vous, les années 90-2000, la Suède par-ci, la Suède par-là…et toutes les bonnes femmes au gouvernement…et dans le conseil d´administration….et puis la protection sociale…pour tous…et l´asile politique pour tous…et puis la boxe professionnelle interdite… et puis les meubles en kit…et puis la gym suèdoise…oui c´est bien la Suède…mais que pour l´Absolut et les Saab…

Bon ce qui me fait marrer…c´est que depuis un lustre…le réel revient à la gueule des promoteurs de ce système sous forme littéraire…en effet, on assiste à une véritable déferlante du roman noir venu du froid….Suèdois en tête, Islandais et quelques Danois…décrivent une société pas si lisse que cela dans laquelle il y a du racisme, de la drogue, des sales types, des politiciens corrompus…et puis des nazis un peu partout…l´exemple le plus frappant de ce tsunami éditorial est bien sûr la trilogie Millenium…

Franchement, j´ai lu le premier tome sous la pression d´un libraire de gauche… et je vous le donne en mille, le titre c´est les hommes qui n´aimaient pas les femmes, franchement ça ne casse pas trois pattes  à un canard… un titre misandre, un bouquin dans lequel tous les types sont ou des tueurs de gonzesses ou des anciens nazis (allusion à peine voilée au fondateur d´Ikea)…le journaliste, le héros est le prototype du bobo féminisé…bref cette trilogie a tenu en haleine la France et maintenant l´Espagne… ce qui est intéressant est de voir que 90% des lecteurs sont des bonnes femmes qui ensuite viennent me dire… »putain, pas possible comment c´est un roman vraiment trop noir » ce à quoi je leur rétorque de prendre n´importe quel roman de James Ellroy, de Robin Cook ou Versus d´Antoine Chainas et elles verront ce qu´est un roman noir… bref tout cela pour dire qu´hier ma copine qui a été à fond sur la trilogie m´a traîné voir la deuxième volet de la trilogie au cinéma…

Le plus marrant est que ce sont les mêmes qui lisent les polars du Nord aujourd´hui que ceux qui ont fait l´apologie de cette sociale-démocratie…

Bon un peu long, l´enquête est potable…mais ce qui est hilarant c´est de voir des gangsters suèdois en break Volvo et notre journaliste héros, en bon bobo, ne conduit qu´une Toyota Prius, l´engin hybride de la marque…décidément on va vers la rééducation idéologique à grands pas…

Pour revenir sur les polars du Nord, je n´en suis pas fan mais je conseille davantage Hening Mankell que Stieg Larsson…

Je reprendrai un polar du Nord quand un écrivain suèdois écrira le grand roman noir qui s´impose et qui devrait être celui de la sociale-démocratie maternante avec l´écologie comme fond idéologique et de raconter les désastres que cette soupe dogmatique a produits sur les hommes suèdois qui doivent à peu près autant ressembler à leurs ancêtres Viking que les petits noirs de Casamance à leurs ancêtres les Gaulois.

Pour conclure, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Suède.

Cherea.

PS: Cette année j´ai vu trois films suèdois soit bien plus que dans toute ma vie, je conseille très vivement Morse.

Cherea.

25
Oct
09

Brèves

Je n´ai que très peu de temps à consacrer à cet humble blog en ce moment malgré le plaisir que j´y prends. Nouveau boulot, lectures, ma chérie, le sport, les relations amicales… Il y a plusieurs articles auxquels j´ai déjà réfléchi mais ils manquent un peu de corps, je les réserve pour plus tard. Je vais donc empiler des considérations  que d´aucuns trouveront intéressantes ou non….

  • Je me suis acheté un ordinateur Apple, en début de semaine, j´apprends tout doucement à le dompter…un ami chez Mac depuis longtemps vient donc me « dépuceler » mardi…ça y est, je fais partie du club, mais impossible de mettre la main sur un Iphone, rupture de stock à Madrid…bien vu avant Nöel…
  • Les statistiques de mon blog chutent inexorablement, il faut produire, pondre, actualiser sans relâche…
  • Nous sommes passés à l´horaire d´hiver, vraie saloperie ce truc-là que je renomme l´horreur d´hiver…ils devaient bien être sinistres les types qui ont pondu cette mesure…à l´époque du choc pétrolier…c´est vraiment foutre un coup dans le moral des ménages…pour des économies de bout de chandelle…
  • J´ai dû aller chez Ikea cette semaine pour meubler mon nouveau bureau et seul…c´est ce qui doit ressembler le plus à un Stalag…ce truc-là…on fait tout le boulot soi-même…on doit noter des références, aller chercher les Torblun, Kvander et autres saloperies dans des rayons et des sections qui n´en finissent plus puis payer en plus…après on doit monter les trucs… et tout n´est pas si simple ou facile que cela…il faut une âme de sadique pour bosser comme designer là-bas.
  • Hier soir, grosse engueulade au restaurant avec ma chérie…j´y reviendrai…

Quelques citations pour finir:

 » Toute l´idée des océans réside dans une goutte d´eau »

Spinoza

 » Toute l´idée de Dieu réside dans l´homme »

Cherea

 » La nature a horreur du vide…sauf mes couilles » Très librement adapté de Sun-Zu.

Cherea.

Cherea.

20
Oct
09

Les citations du jour

« Une ancienne colonie c’est un peu comme ex-femme, toujours à vous demander du fric tout en vous crachant dessus »

Je ne suis pas sûr de l’exactitude de la citation, ni de son auteur. Il me semble que c’est Eric Neuhoff. J’ai perdu le carnet dans lequel j’avais noté cette vérité.

« Un type de gauche, c’est un mec qui n’a pas les moyens d’être à droite… »

Je vous laisse checher l’auteur…

Indice: Remember The Purloined Letter.

Rien à gagner, juste le jeu… Just do it…comme dirait Séguéla…

Cherea